Chute du mur… à Lyon

COMMUNIQUE

Les Jeunes Européens – Lyon vont participer ce lundi 9 novembre 2009 à l’action paneuropéenne des Jeunes Européens – Fédéralistes visant à commémorer les 20 ans de la chute du mur de Berlin.

Comme dans plus de 50 autres villes à travers l’Europe, le groupe lyonnais va construire un mur pendant l’après-midi du 9 novembre. A la fin de la journée, les jeunes militants détruiront ce mur pour célébrer la chute du mur à Berlin le 9 novembre 1989.

Le 9 novembre 1989 est une date historique pour l’Europe. C’est en effet ce soir là qu’a eu lieu non seulement la réunification d’un peuple, mais aussi la fin d’un système politique liberticide. Cet événement a fait naître enfin la possibilité de voir un jour une réunification de toute l’Europe.

Cette réunification a eu lieu même si elle n’est pas encore achevée. Avec l’élargissement de l’Union Européenne vers l’est et le centre de l’Europe en 2004 et en 2007, une partie de l’Europe est désormais unifiée. Mais il existe encore des murs en Europe.

La politique des visas sépare encore les Européens. Les Jeunes Européens demandent que tous les États de l’Union Européenne suppriment ces visas qui empêchent encore les citoyens de se déplacer librement. Il y a encore des pays en Europe qui peuvent demander jusqu’à 120€ pour délivrer un visa. Dans ces mêmes pays, cela représente une somme excessivement élevée. De plus, les prix élevés ne garantissent ni une approbation ni un processus juste et transparent. Les visas représentent donc un mur invisible qui sépare les citoyens européens. Il est temps de faire tomber ce mur.

Lundi 9 novembre 2009, Les Jeunes Européens – Lyon se retrouveront à 15h à Europe Direct (13, rue de l’Arbre-Sec, 69001 Lyon) et iront ensuite dans les rues de Lyon pour monter le mur et le décorer. Les passants seront appelés à écrire un message sur ce mur. A la fin de la journée, ce mur sera détruit publiquement. Les Jeunes Européens – Lyon se dirigeront ensuite vers la Place des Terreaux pour retrouver l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse et le Goethe Institut avant d’aller assister au cinéma Le Comoedia à la projection du film Good Bye Lenin de Wolfgang Becker. Cette projection organisée par le Mouvement Européen – Rhône, Europe Direct et la Maison de l’Europe sera suivie d’un débat.

Le jeudi 19 novembre à 18h30, Les Jeunes Européens – Lyon recevront, au TROQUET DES SENS (34, rue des remparts d’Ainay, 69002) M. Mariusz Ochmanski, Historien, pour un tour d’horizon de l’Europe à l’est entre Solidarnosc et la chute du mur de Berlin. Cet événement labellisé par la Représentation française de la Commission Européenne permettra de dialoguer sur les différents événements qui ont permis l’unité européenne. Cadeaux et Beaujolais seront aussi de la soirée.

Nice est mort ! Vive Lisbonne !

vaclav-klausEnfin !! Le Président europhobe de la République Tchèque Vaclav Klaus s’est enfin décidé à signer le Traité de Lisbonne mettant ainsi fin à une décennie de tentatives de réforme des institutions européennes ! Le plus étonnant finalement, c’est la rapidité avec laquelle il s’est exécuté une fois que la Cour Constitutionnelle tchèque a rendu sa sentence. Le Traité de Lisbonne entrera donc en vigueur le 1er décembre 2009. On retiendra pour la petite histoire qu’aucune photo n’a pu être prise pendant que le président Klaus paraphait le texte européen mais selon quelques journalistes, il était vêtu tout de noir avant de faire une déclaration stupide comme il en a le secret !

Le traité de Nice va donc enfin disparaître et laisser place au Traité de Lisbonne !

Alors que nous sommes entrain de préparer la célébration des 20 ans de la Chute du mur de Berlin, événement hautement symbolique pour l’unité européenne, voire le plus symbolique, il faudra maintenant retenir le 3 novembre 2009 comme la date qui fait entrer l’Union Européenne dans une nouvelle ère. C’est tout simplement un événement historique que nous vivons. La volonté de construire encore et toujours l’Europe a tenu tête au scepticisme et au nationalisme des dirigeants européens les plus hostiles à nos idéaux. Nous devons nous réjouir. Il s’agit de notre victoire !

europeEspérons que l’Europe pourra désormais aller de l’avant sereinement en évitant les trop nombreuses embuches du passé ! Espérons que notre projet, l’Europe fédérale, puisse triompher aussi rapidement que l’Europe le pourra ! Espérons enfin que les citoyens européens sauront apprécier cette nouvelle Europe !

Qui est Jan Peter Balkenende ? Un alter-européen !

Balkenende 1

Jan Peter Balkenende

Balkenende, une candidature alternative

Parti tambour battant, Tony Blair n’a finalement pas fait long feu une fois les choses sérieuses commencées.   La faute à un passif politique pesant (Guerre en Irak, soutien à l’administration Bush, « blairisme » vieillissant) et a une candidature pas assez européenne qui a même fini par gêner ses plus fervents défenseurs : « Le fait que la Grande-Bretagne ne soit pas dans l’euro, reste un problème » dixit Nicolas Sarkozy. Au chancelier autrichien Werner Faymann de surenchérir : « Nous avons besoin d’un candidat qui ne soit pas pour Bush mais pour Obama ».   Blair exit, Jean-Claude Juncker semblait le parfait postulant : légitimité nationale (Premier Ministre du Luxembourg depuis 1995), légitimité européenne (Président de l’Eurogroupe depuis 2004), sens aiguisé du consensus. Pourtant, il ne l’est pas resté longtemps. Si Juncker a réussi à endiguer la candidature Blair, il s’y ait brûlé les ailes en perdant le soutien de Londres.   Dans ce contexte, l’officieuse candidature de Jan Peter Balkenende apparaît comme une alternative aux frictions anglo-luxembourgeoises. Alternative, aux atouts certains : Balkenende vient d’un « petit » État-fondateur (les Pays-Bas), il est dirigeant politique depuis plusieurs années et connu pour ne pas faire de vagues.

Balkenende, un candidat alter-européen

Plus précisément, Jan Peter Balkenende est l’actuel Premier Ministre, démocrate-chrétien, des Pays-Bas et ce depuis le 22 juillet 2002.   Qui dit démocrate-chrétien, dit consensuel, ce qui n’est pas un défaut, au contraire, pour un poste qui demande d’être le représentant des vingt-sept chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne. Au printemps dernier, Balkenende avait estimé lors d’un entretien accordé à Radio Nederland Wereldomroep qu’il souhaitait que l’Europe, pour répondre à la crise et à ses corollaires à commencer par le chômage, s’empare du fameux « modèle polder » hollandais « où le patronat, les syndicats et le gouvernement négocient afin de parvenir à un consensus dans laquelle chaque partie se retrouve ».   Plus gênant – c’est un euphémisme – est son passif alter-européen. En 2005, il avait refusé de se mouiller pour défendre le traité instituant une Constitution pour l’Europe (TCE). Son impopularité d’alors avait été interprétée comme l’une des causes du rejet du TCE par les Néerlandais lors du référendum du 1er juin 2005. Lors des négociations qui ont mené au traité de Lisbonne, Balkenende fait partie des dirigeants européens qui demandent que les symboles européens (drapeau à douze étoiles, Ode à la joie de Beethoven, devise « unis dans la diversité ») soient enlevés du traité. L’Europe politique n’a plus alors le vent en poupe après les deux « non » français et néerlandais.   De quoi sans nul doute agacer celles et ceux qui revendiquent, pas plus tard que la semaine dernière, que les valeurs européennes ne soient pas oubliées de cette course à la Présidence. Ceux-là seront rassurer d’apprendre que la contre attaque s’organise. Un groupe facebook a été créé contre lui : « Non à Jan Peter Balkenende comme Président du Conseil européen ».

Balkenende, symptôme d’une Europe à bout de souffle ?

Évoquer une « Europe grippée » voire « malade » est un classique qui a de quoi agacer. Et pourtant, comment qualifier l’Union européenne autrement qu’ « à bout de souffle » quand, après Tony Blair les couloirs bruxellois et les bruits qui s’y échappent nous glissent à l’oreille le nom de Balkenende, un leader à la vision molle de la construction européenne ?   Il faut, tout de même, prendre la mesure de cette « candidature » qui est portée par un homme d’État donnant autant envie d’Europe qu’un Jacques Chirac qui serait encore au pouvoir, qui aurait expressément demandé que les symboles européens soient enlevés du traité de Lisbonne, qui aurait eu l’accord de ses vingt-six partenaires et qui, pour toutes ces preuves d’europhilie, deviendrait l’un des outsiders les plus crédibles pour présider, le premier, le Conseil européen. Cette histoire est digne de Samuel Beckett – j’en appelle aux splendides Vladmir et Estragon !

Hvanrompuy

Herman Van Rompuy

Mais il ne faut pas vendre le trône du Conseil européen avant de s’être assis dessus.

Le Premier Ministre hollandais n’a pas gagné. Herman Van Rompuy, un autre Premier Ministre également démocrate-chrétien, consensuel, peu charismatique, et appartenant à un « petit » État-fondateur (la Belgique) mais pour qui l’Europe et ses valeurs ont un sens pourrait lui piquer la vedette.

Balkenende ou Van Rompuy ? De toute façon, ce n’est pas nous qui choisissons.



Article de Samuel Faure, JE Lyon, initialement paru sur Le Taurillon.

Nouveau Premier Ministre en Roumanie

Lucian Croitoru

Lucian Croitoru

Le président roumain, Traian Basescu, a chargé, jeudi 15 octobre, un économiste indépendant, Lucian Croitoru, de former un nouveau gouvernement, avant des échéances cruciales pour Bucarest pour un prêt du Fonds monétaire international (FMI).

“J’ai décidé de désigner Lucian Croitoru au poste de premier ministre”, a déclaré M. Basescu lors d’une allocution télévisée. Actuellement conseiller du gouverneur de la banque centrale (BNR), M. Croitoru, 52 ans, avait été le représentant de la Roumanie auprès du Fonds monétaire international (FMI) entre 2003 et 2007.
Cette nomination a aussitôt été contestée par l’opposition, qui a menacé de saisir la Cour constitutionnelle.

info : lemonde.fr

Les Fédéralistes envoient au Président de la République Tchèque 27 stylos et lui demandent de signer le Traité de Lisbonne

klaus-demande-signatureLes 27 Etats membres de l’Union européenne vont chacun envoyer un stylo au Président Klaus en lui demandant de signer le Traité de Lisbonne sans délai.

Les Présidents des 27 sections de la JEF-Europe (Jeunes Européens Fédéralistes), y compris de République Tchèque, enverront ce jeudi 15 octobre une lettre au Président Klaus avec un stylo européen, l’encourageant à signer le Traité.

Selon Toni Giugliano, Vice-Président de l’organisation fédéraliste et coordinateur de la campagne YES2LISBON, « l’Europe a été freinée assez longtemps. Klaus cherche simplement des moyens de la ralentir encore plus ».

Paris

Paris

« Il a d’abord choisi d’attendre le résultat du référendum irlandais. Ensuite il ignore complètement le cri irlandais pour un changement en Europe. Maintenant il ignore même le souhait des deux chambres du Parlement tchèque, provoquant des réunions du cabinet tchèque en sessions d’urgence.

La tentative de dernière minute de Klaus d’ajouter des notes de bas de pages au Traité est encore plus pathétique. Il dépasse complètement ses compétences constitutionnelles de Président. Nous commençons à nous demander si ce n’est pas David Cameron qui tire les ficelles »

Madrid

Madrid

Pour David Neuwirth, Président de la JEF République Tchèque, « par cette action, nous demandons à notre Président de respecter le souhait du peuple tchèque. Les deux chambres du Parlement ont clairement voté en faveur du Traité et la Cour constitutionnelle a déjà affirmé sa compatibilité avec l’ordre juridique tchèque.

Des données récentes de SANEP (Centre tchèque d’analyses et de recherche empirique) montre qu’environ 43% des Tchèques souhaitent que Klaus signe immédiatement le Traité de Lisbonne. Encore plus significatif est le chiffre de 55% de Tchèques qui voteraient en faveur du Traité en cas de référendum.

Une fois que la Cour aura répété sa décision concernant le Traité, il devra respecter cette décision », ajoute David Neuwirth.

La Valette

La Valette

Londres

Londres

Helsinki

Helsinki

Budapest

Budapest

Le gouvernement roumain est censuré

Emil Boc

Emil Boc

Le gouvernement roumain de centre-droit du premier ministre Emil Boc  est tombé, cet après-midi, après l’adoption d’une motion de censure de l’opposition. Cela intervient à moins d’un mois et demi de l’élection présidentielle.

“La motion de censure a été adoptée”, a déclaré le secrétaire du Parlement, Valeriu Zgonea, précisant que 254 députés et sénateurs ont voté pour la censure et 176 contre, alors que 236 voix étaient nécessaires pour l’adoption du projet de loi. C’est la première fois depuis 1990 qu’un gouvernement roumain tombe à la suite de l’adoption d’une motion de censure. “C’est un honneur pour un gouvernement de tomber alors qu’il promeut une réforme visant à annuler des privilèges”, a déclaré M. Boc, en référence à la réforme des retraites qu’il défendait avant ce vote.

Les deux formations d’opposition à l’origine de cette démarche, le Parti national libéral (PNL) et l’Union démocratique des Magyars (UDMR), rejoints par les sociaux-démocrates (PSD), lui reprochaient d’avoir mis en place un gouvernement “illégitime”, formé uniquement de ministres de son Parti démocrate-libéral (PDL). Le PSD avait quitté la coalition au pouvoir le 1er octobre, pour protester contre le limogeage de l’un de ses ministres. Il appartient désormais au président Traian Basescu, issu lui aussi du PDL, de nommer un nouveau premier ministre.

Traian Basescu

Traian Basescu

Les analystes n’excluent pas que M. Basescu charge à nouveau M. Boc de former un gouvernement, dont la durée de vie ne devrait pas dépasser l’élection présidentielle prévue en deux tours, les 22 novembre et 6 décembre.  Le Président n’est pas obligé de nommer une personnalité qui ferait l’unanimité parmi les partis d’opposition. En Roumanie, c’est le Président de la République qui fait les majorités et non les partis.

Cette censure pourrait avoir des conséquences importantes pour l’économie du pays qui doit recevoir une aide financière du FMI pour affronter la récession actuelle. “Si la Roumanie se retrouve à court de fonds pour payer les retraites et les salaires dans le secteur public, ce sera aussi votre responsabilité”, avait déclaré M. Boc à l’adresse des élus avant le vote.

Kaczynski a signé ! Klaus, 500 millions de citoyens t’attendent !

Lech Kaczynski signant le Traité de Lisbonne

Lech Kaczynski signant le Traité de Lisbonne - REUTERS/PETER ANDREWS

Aujourd’hui est en grand jour pour la Pologne ! Son président eurosceptique Lech Kaczynski a signé le Traité de Lisbonne. Il y a maintenant 26 pays sur 27 qui ont ratifié complètement le Traité de Lisbonne qui va permettre à l’Union Européenne de fonctionner plus démocratiquement.

Cette signature arrive après le vote largement positif du peuple Irlandais sur le même Traité il y a une semaine. Cette signature d’un des derniers opposants au Traité réformateur de l’Union Européenne met encore un peu plus Vaclav Klaus à l’écart des dirigeants européens et par là-même, malheureusement, le peuple Tchèque. Il est donc urgent pour le Président Tchèque d’imiter son homologue polonais qui a fait contre mauvaise fortune bon cœur en ratifiant ce traité. Kaczynski avait en effet conditionné sa signature du Traité de Lisbonne au vote positif des Irlandais. Chose étant faite, il s’est exécuté. “Le changement de décision du peuple irlandais a fait que le traité a repris vie et qu’il n’y a plus d’obstacles pour le ratifier”, a déclaré M. Kaczynski.

Vaclav Klaus

Vaclav Klaus

Ce ne sont pas moins de 500 millions de citoyens européens qui attendent maintenant que l’eurosceptique président Klaus veuille bien apposer sa griffe sur le Traité de Lisbonne. Klaus aura usé de tous les stratagèmes possibles et imaginables pour repousser ce traité. Sa nouvelle lubie : écarter pour son pays l’application de la Charte des Droits fondamentaux de l’Union Européenne. S’il obtient gain de cause, il fera de la République Tchèque le troisième pays à avoir botter en touche ce texte protecteur (après le Royaume-Uni et la Pologne). Cet opting-out est réclamé, soit disant, pour ne pas pouvoir remettre en cause les décrets Edvard Benès et ainsi éviter aux trois millions d’Allemands des Sudètes de pouvoir réclamer leurs biens dont ils ont été dépossédés en 1945. Rappel : le président Edvard Beneš prend, en 1945, les décrets Beneš qui, en application de la conférence de Potsdam, expulsent du territoire tchécoslovaque les minorités allemandes et hongroises et confisquent leurs biens, en échange de quoi, l’État tchécoslovaque ne réclame pas de dommages de guerre à l’Allemagne vaincue.

L’article de la Charte des Droits Fondamentaux relatif au droit de propriété dispose que “toute personne a le droit de jouir de la propriété des biens qu’elle a acquis légalement, de les utiliser, d’en disposer et de les léguer. Nul ne peut être privé de sa propriété, si ce n’est pour cause d’utilité publique, dans des cas et conditions prévus par une loi et moyennant en temps utile une juste indemnité pour sa perte. L’usage des biens peut être réglementé par la loi dans la mesure nécessaire à l’intérêt général”.

Vaclav Klaus souhaite donc priver son peuple de tous les bénéfices de la Charte des Droits Fondamentaux alors que comme le dit très bien l’article, une loi peut garantir les décrets Benès. Mais en réalité, c’est un coup de plus porté à l’Union Européenne. Cet homme osera-t-il encore longtemps bloquer la volonté de 500 millions de citoyens ?

Résultats des législatives en Grèce

Georges Papandreou

Georges Papandreou

Après cinq ans avec les conservateurs au pouvoir en Grèce, les socialistes du PASOK (le mouvement socialiste panhellénique) emmenés par Georges Papandreou, ont remporté les élections législatives qui se sont tenues le dimanche 4 octobre 2009. Kostas Karamanlis qui avait convoqué des élections anticipées pour faire passer une politique d’austérité face à la crise a donc été désavoué par le peuple hellénique.

Ce sont 10 millions de Grecs qui étaient appelés à voter le 4 octobre pour renouveler leur Parlement. Résultat : le chef de l’opposition socialiste Georges Papandreou rafle la victoire avec 43,6% des voix, contre 35% pour les conservateurs de la Nouvelle Démocratie, le parti du Premier ministre de droite sortant. Les socialistes disposent de 160 sièges sur 300 au Parlement.

drapeau GrèceLe Premier ministre Kostas Karamanlis a reconnu la défaite de son camp et a souhaité bonne chance à son rival socialiste. “Je tiens à féliciter George Papandréou pour sa victoire. Comme chaque Grec, j’espère qu’il réussira dans le grand défi qui l’attend dans ces circonstances difficiles”, a-t-il déclaré aux journalistes. “J’assume la responsabilité de la défaite et déclenche la procédure pour l’élection d’un nouveau président du parti”.

Les deux hommes affichaient des programmes opposés pour résorber un déficit budgétaire béant et une dette publique qui échappe à tout contrôle. Tandis que Kostas Karamanlis prônait deux années d’austérité, George Papandreou, plaidait pour un alourdissement de la fiscalité sur les plus hauts revenus, proposant d’injecter trois milliards d’euros dans l’économie pour relancer la croissance et alimenter les recettes publiques.

Kostas Karamanlis

Kostas Karamanlis

Arrivé au pouvoir en 2004, réélu en 2007, Kostas Karamanlis a appelé à mi-mandat, début septembre, à des élections législatives anticipées, faisant valoir la nécessité d’un mandat clair pour adopter les mesures d’austérité qu’il préconise face aux conséquences de la crise économique mondiale.

Voir notre article du 3 septembre.

Résultats de l’élection du 4 octobre 2009 :

- PASOK : 43,9%, 160 sièges

- ND : 33,5%, 91 sièges

- KKE (Parti Communiste) : 7,5% , 21 sièges

- LAOS (Alarme Orthodoxe Populaire – extrême droite) : 5,6%, 15 sièges

- SYRIZA (Coalition de la gauche radicale) : 4,6%, 13 sièges

- Les Verts : 2,5%, pas de siège.

Klaus, le peuple a parlé ! Maintenant signe et tais-toi !

LE TREMBLEMENT DE TERRE ÉLECTORAL DE DUBLIN

cropped-logo-internet-10European Youth for an Irish Yes (La jeunesse européenne pour un oui Irlandais) a célébré le formidable vote de confiance des Irlandais du vendredi 2 octobre 2009 envers le Traité de Lisbonne et l’intégration européenne. Ils l’ont accueilli comme un résultat exceptionnel.

67% du peuple Irlandais a voté Oui avec une participation de 58%, la plus haute participation sur un référendum européen depuis le Traité de Maastricht de 1992.

La JEF-Europe (Les Jeunes Européens Fédéralistes) a fait campagne pour le oui dans les rues de Dublin sous les couleurs du réseau « European Youth for an Irish Yes » et a attiré l’attention de nombreux médias à travers l’Europe et le monde.

yes lisbonCommentant les résultats, Toni Giugliano, leader de l’European Youth for an Irish Yes, a déclaré qu’il ne s’agissait pas d’un vote Oui ordinaire. « C’est un tremblement de terre électoral dont les vibrations seront ressenties à travers toutes les capitales européennes ! Il n’y a aucun doute sur le fait que ce vote majeur de confiance envers l’Union Européenne et l’intégration européenne doit être regardé comme un aboutissement. »

« L’Irlande a encore une fois rappelé la confiance qu’elle a en l’UE en votant massivement en faveur du Traité. Quelques militants du Oui avaient prédits une victoire du oui à deux contre un. Les mensonges de la campagne du non ont clairement été exposés et n’ont pas fonctionnés avec le peuple Irlandais. »

« Après des années de votes Non, de rejets et de pauses de réflexions, l’UE peut enfin prendre un bol d’air frais et aller de l’avant en regardant vers le futur. »

yes lisbonneSamuele Pii, Président de la JEF-Europe a déclaré qu’”il était évident de remarquer en faisant campagne à travers les rues de Dublin que les Irlandais voulaient une Europe plus forte qui travaille pour leurs intérêts. Ils ont simplement réalisé que l’Irlande seule ne pouvait pas résoudre les nombreux problèmes auxquels l’Europe et le monde doivent actuellement faire face.”

Les Irlandais sont le seul peuple d’Europe à s’être exprimé directement sur le Traité. Il est donc maintenant temps pour la Pologne et la République Tchèque de respecter ce vote et de signer le traité sans délai.

Le message ne peut pas être plus clair pour Klaus. Le peuple a parlé, signe et tais-toi ! Notre campagne continuera dans tous les pays de l’UE où le Traité de Lisbonne doit être ratifié et ceci jusqu’à ce que le traité entre pleinement en vigueur.

Si Lisbonne est ratifié cette année, cela achèvera un cycle de 10 ans qui a commencé lors du Conseil Européen de Cologne de 1999 qui annonçait une réforme et une démocratisation des institutions de l’UE et des procédures de prise de décisions.

Andrew Duff

Andrew Duff

Le député européen Andrew Duff (ADLE, UK), Président de l’Union Européenne des Fédéralistes et membre de l’intergroupe fédéraliste au Parlement Européen a ajouté que « le peuple Irlandais s’est exprimé fortement et clairement pour plus d’Europe. Tous ceux qui aiment l’Europe s’en réjouissent. Maintenant, enfin, nous allons pouvoir aller de l’avant ! »

Résultats des élections au Portugal

Drapeau PortugalAlors que les élections allemandes ont complètement occulté les élections législatives portugaises qui se tenaient le même jour, les Jeunes Européens – Lyon vous propose de revenir sur ce scrutin.

José Socratès au moment de la Signature du Traité de Lisbonne

José Socratès au moment de la Signature du Traité de Lisbonne

Le Parti socialiste du Premier ministre sortant José Socrates a remporté le 27 septembre les élections législatives au Portugal. Il recueille 36,50% des suffrages et 96 sièges. Même s’il remporte cette victoire électorale, le PS portugais perd pas moins de 25 sièges par rapport à la précdédente législature. Le Parti Social-Démocrate (centre droite au Portugal) recueille quant à lui 29%, soit 78 sièges. Le PSD emmené par Manuela Ferreira Leite, obtient l’un des résultats les plus faibles de son histoire. Cette baisse profite au Parti populaire de Paulo Portas (Conservateurs) qui enregistre une forte progression et arrive en 3ème position avec 10,41% des suffrages (21 sièges). Les partis de gauche confirment leur poussée enregistrée lors des dernières élections européennes. Le Bloc de gauche, dirigé par Francisco Louca, recueille 9,13% des voix (16 sièges) et la Coalition démocratique unifiée composée du Parti communiste et des Verts obtient 8,60%.

La participation est la plus faible jamais enregistrée au Portugal. Elle s’est élevée à 60,60%, soit -3,66 points par rapport au scrutin législatif du 20 février 2005.

Jose Socrates
Jose Socrates

A la tête du pays durant ces 4 dernières années, José Socrates a contribué à faire évoluer la société portugaise, notamment en faisant voter la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse et en prenant la défense du mariage homosexuel. Il a durant son mandat mis en oeuvre une politique d’austérité, effectuant des coupes dans certains budgets sociaux, poursuivant les privatisations et faisant voter des mesures impopulaires comme la hausse de la TVA, le gel des carrières des fonctionnaires ou encore le relèvement de l’âge de la retraite. S’il a en partie atteint son objectif, à savoir le redressement des finances publiques, en réduisant considérablement le déficit public, la crise économique internationale a malheureusement quasiment réduit à néant pratiquement les efforts effectués par les Portugais depuis 3 ans.

Résultats des élections du 27 septembre 2009 :

- Parti Socialiste : 36,5%, 96 sièges

- Parti Social Démocrate : 29%, 78 sièges

- Parti Populaire : 10,4%, 21 sièges

- Bloco de Esquerda : 9,1%, 16 sièges

- Coalition démocratique unifiée : 8,6%, 15 sièges

En l’absence de majorité absolue, il va être difficile de composer un gouvernement stable. Le Portugal est néanmoins habitué à avoir des gouvernements minoritaires mais seul un d’entre eux a su aller jusqu’au bout de son mandat. Interrogé sur la formation d’une coalition, exclue avant les élections législatives par le PSD comme par les partis d’extrême gauche, José Socrates a répondu qu’il était “tôt pour en parler” et souligné qu’il fallait attendre la désignation du nouveau Premier ministre par le Président de la République, Anibal Cavaco Silva (PSD). “Ensuite, je consulterai toutes les formations parlementaires. C’est ce qui correspond à la volonté du peuple portugais” a t-il conclu. Rappelons que José Socratès avait appelé les députés européens du PS portugais à voter en faveur de José Manuel Barroso à  la Commission Européenne.