Journal de la PFCUE

Voici le premier numero du mag de la PFCUE fait par Touteleurope.fr

Merci à eux.

Les Jeunes Européens - Lyon attristés par la mort de Bronislaw Geremek

Les Jeunes Européens – Lyon tiennent à saluer la mémoire de Bronislaw Geremek, qui est un symbole fort de la réussite de l’unification européenne.

 

Bronislaw Geremek, né en 1932 à Varsovie, était un personnage doué d’une incroyable combativité et d’un très grand courage pour faire valoir les valeurs de liberté, de démocratie et de respect des droits civils.

A la suite d’études partagées entre l’université de Varsovie et l’Ecole Pratique des Hautes Etudes à Paris à la fin des années 1950 et pendant les années 1960, il est devenu Professeur d’histoire médiévale à l’Université de Varsovie. Il était la référence en matière de civilisation européenne du Moyen-Âge.

Sa vie politique fut toute aussi riche qu’incontournable pour la destinée de la Pologne. En 1980, en tant que conseiller spécial de Lech Walesa, il a été cosignataire des accords de Gdansk fondant le syndicat Solidarnosc avant d’être victime de la répression communiste et subir deux ans et demi d’emprisonnement de 1981 à 1984. En 1989, il participa à la table ronde entre le parti communiste et l’opposition au moment de la transition de la Pologne vers la démocratie. La même année, il fut élu député de Pologne et occupa le poste de Président de la Commission des affaires étrangères de la Diète. En 1997, il fut appelé au poste de Ministre des Affaires Etrangères et oeuvra pendant 3 ans pour l’adhésion de son pays à l’Union Européenne. C’est sous les couleurs du parti (UW-PD) qu’il a fondé qu’il a été élu député européen en 2004 et qu’il failli devenir Président du Parlement Européen face à Josep Borell. Il avait en effet recueilli plus de voix que le nombre de députés membres des groupes parlementaires qui le soutenaient : les Verts et ALDE. On se souviendra aussi de son combat contre la loi de lustration des frères Kascynzski en 2007 où il fut même menacé d’être destitué de son poste de député européen. Le Parlement Européen l’a alors soutenu avec ferveur. Quelque mois plus tard, la Cour Constitutionnelle polonaise annonça l’illégalité de la mesure.

Récompensé par de nombreuses distinctions tout au long de sa vie comme le Prix International Charlemagne pour son engagement pour l’unification européenne, il a aussi été fait, en France, Officier de la Légion d’honneur et Commandeur de l’Ordre national du mérite.

Il a aussi été Président de l’OSCE, président de la Fondation Jean Monnet pour l’Europe, enseignant au Collège d’Europe de Bruges et fondateur du Collège d’Europe de Natolin près de Varsovie et aussi pendant ses études, directeur du centre de civilisation polonaise de l’université de Paris Sorbonne.

 

M. Geremek était venu à Lyon le 21 juin dernier pour les Etats Généraux de l’Europe où il avait présenté son attachement à l’Union Européenne. Il avait en effet expliqué que l’U.E. représentait pour lui une chance en tant que citoyen d’un ancien pays du bloc soviétique. Il avait rappelé toute l’importance de la liberté de circulation, « cette formidable capacité de traverser les frontières » qui n’était pas imaginable il y a encore 25 ans en Pologne.

 

Les Jeunes Européens regrettent la perte d’un grand homme pour la Pologne et pour l’Europe.

Une Campagne européenne possible à droite et chez les Verts

Les Jeunes Européens - Lyon, association transpartisane, soutiennent les initiatives des Verts et du PPE-DE pour les prochaines élections européennes. Pour que les citoyens s’approprient cette élection, il est nécessaire de la politiser clairement en demandant de voter pour un candidat au poste de Président de la Commission Européenne et des programmes européens.

En juin prochain les citoyens européens seront appelés à voter pour leurs députés européens. « Ces élections doivent permettre un réel débat à l’échelle européen et non pas une addition de campagnes nationales comme cela a trop souvent été le cas lors des précédentes échéances européennes » rappelle Benoît Courtin, Président des Jeunes Européens - Lyon.

Dans ce contexte, les Jeunes Européens - Lyon, association membre des Jeunes Européens - France, appellent les partis européens à :

  • annoncer leur candidat pour la présidence de la Commission européenne,
  • rédiger des programmes politiques à dimension européenne,
  • proposer des listes transnationales.

« Les élections européennes constitueraient ainsi un véritable enjeu politique, car le résultat des élections déterminera le choix du Président de la Commission. Le Parlement européen pourra ainsi infléchir l’équilibre institutionnel communautaire et peser sur l’orientation politique de la Commission selon la majorité sortie des urnes, ce serait une véritable avancée démocratique » insiste Benoît Courtin.

C’est pourquoi les Jeunes Européens - Lyon saluent les propositions des Verts européens et d’Alain Lamassoure, député européen PPE, qui devraient favoriser une certaine politisation des élections européennes.

En effet, les Verts européens proposent que les têtes de liste des partis européens soient candidats dans tous les États membres, ce qui contribuera à européaniser et personnaliser les élections européennes, comme l’a souligné Daniel Cohn-Bendit, coprésident du Groupe. Alain Lamassoure, quant à lui, est favorable à ce que le groupe PPE-DE annonce aux électeurs le nom de son candidat pour présider la Commission européenne.

Les Jeunes Européens-France soutiennent également l’initiative du Groupe PPE-DE qui fera campagne sur le même programme dans les 27 pays de l’UE et espèrent que les autres partis suivront cet exemple.

Ces initiatives vont dans le sens de ce que souhaitent les Jeunes Européens - France : des élections européennes à dimension réellement européenne. Nous appelons tous les groupes politiques européens à prendre de telles initiatives afin de politiser le scrutin et ainsi permettre aux citoyens de pouvoir influer sur les orientations du Parlement élu en 2009 et de la prochaine Commission. C’est l’appropriation par les citoyens de ces élections et, in fine, la démocratie européenne qui en sortiront vainqueurs. On appliquerait ainsi à l’U.E. un système équivalent à celui des Etats membres où le chef du gouvernement est issu du Parlement.

Et les autres partis européens ?

 

Présidence [française] de l’Union Européenne

La France prend la Présidence du Conseil de l’Union européenne ce 1er juillet 2008. A cette occasion, les Jeunes Européens - Lyon saluent l’agenda ambitieux annoncé pour la Présidence française alors que le contexte n’est pas des plus favorables. Le Gouvernement de François Fillon et le Président de la République  auront un travail difficile concernant la ratification du Traité de Lisbonne, texte imparfait mais indispensable à la poursuite de l’intégration européenne. Le non Irlandais, les déclarations des dirigeants Tchèques et la toute récente annonce du Président Polonais font office de front anti avancées politiques européennes que la Présidence française devra stopper. Il ne semble plus possible de circonscrire le non Irlandais à l’Irlande, alors que l’Espagne de Zapatero a fait ratifier le traité par les députés le 26 juin dernier.
Il faudra donc certainement se concentrer sur les politiques de l’UE. Il y aura en effet fort à faire pour parvenir à un accord sur le paquet énergie et climat. Mais, comme l’a souligné Graham Watson, député ALDE brittanique, au début du mois de juin, la préparation par la Slovénie a été très bien faite. Il est donc probable, selon lui, d’arriver à un accord sous Présidence française. Les prix des matières premières préoccupent tous les Européens, des professions pourraient se retrouver bloquées s’ils ne prennent pas les bonnes mesures, sans compter sur l’inflation qui creuse le moral des ménages européens en affaiblissant le pouvoir d’achat. Bien heureusement que nous avons un euro fort pour limiter les dégats, sinon, on serait déjà à 25F le litre à la pompe.

Les Jeunes Européens - Lyon rappellent que tout projet européen doit obtenir l’accord de nos partenaires. La Présidence française ne pourra donc réussir qu’en engageant un projet collectif et coordonné avec les institutions communautaires et les autres gouvernements. C’est l’intérêt général européen qui doit primer sur l’intérêt français. Les Jeunes Européens - Lyon redoutent des positions franco-françaises pendant cette présidence qui desserviraient les intérêts communs au peuple européen.

Jean-Pierre Jouyet a annoncé à plusieurs reprises que la Présidence française serait « une présidence citoyenne ». Les Jeunes Européens - Lyon formulent le vœu que le gouvernement tienne cet engagement. L’appropriation par les français des enjeux européens doit être la priorité de cette Présidence. Reprenant les mots de Jean Monnet, il est essentiel de rappeler à la Présidence française que « le but final de l’intégration européenne n’est pas une coalition d’Etats mais une union des peuples ».

Dans ce contexte, les Jeunes Européens - Lyon demandent au Chef de l’Etat, au Gouvernement, au Président de la Région Rhône-Alpes, aux Présidents des Conseils Géneraux du Rhône, de l’Ain, de la Loire, de la Savoie et de la Haute-Savoie ainsi qu’aux maires de Lyon, du Grand Lyon, de Saint-Etienne, de Chambéry, de Vienne, de Bourg ou encore d’Annecy de profiter de cette Présidence pour afficher durablement les symboles européens, notamment le drapeau, qui contribuent au développement d’une conscience européenne. Les Jeunes Européens - Lyon souhaitent surtout que le drapeau aux 12 étoiles soit mis en avant également après le 31 décembre 2008, date de fin de la Présidence française.

globe verre UELes Jeunes Européens – Lyon soulignent, en outre, que la Présidence du Conseil de l’Union européenne doit permettre d’impliquer les citoyens français et de créer ainsi une dynamique pour les élections européennes de 2009, qui restent l’échéance européenne majeure des prochains mois. « Le taux de participation des Français aux élections européennes de juin 2009 se décidera pendant la Présidence française », estime Fanny Benzeghiba, Vice-présidente des Jeunes Européens  - Lyon.

Ceci dit, les Jeunes Européens - Lyon appellent de leurs voeux la fin la plus rapide possible des présidences tournantes du Conseil Européen qui est une méthode intergouvernementale forcément dépassée dans une Europe à 27. En effet, cette pratique rompt le suivi des négociations et ne respecte pas toujours l’intérêt de l’Union Européenne.

Retrouvez des articles sur la Présidence française du Conseil tout au long de l’été sur www.taurillon.org