Nouveau Premier Ministre en Roumanie

Lucian Croitoru

Lucian Croitoru

Le président roumain, Traian Basescu, a chargé, jeudi 15 octobre, un économiste indépendant, Lucian Croitoru, de former un nouveau gouvernement, avant des échéances cruciales pour Bucarest pour un prêt du Fonds monétaire international (FMI).

“J’ai décidé de désigner Lucian Croitoru au poste de premier ministre”, a déclaré M. Basescu lors d’une allocution télévisée. Actuellement conseiller du gouverneur de la banque centrale (BNR), M. Croitoru, 52 ans, avait été le représentant de la Roumanie auprès du Fonds monétaire international (FMI) entre 2003 et 2007.
Cette nomination a aussitôt été contestée par l’opposition, qui a menacé de saisir la Cour constitutionnelle.

info : lemonde.fr

Les Fédéralistes envoient au Président de la République Tchèque 27 stylos et lui demandent de signer le Traité de Lisbonne

klaus-demande-signatureLes 27 Etats membres de l’Union européenne vont chacun envoyer un stylo au Président Klaus en lui demandant de signer le Traité de Lisbonne sans délai.

Les Présidents des 27 sections de la JEF-Europe (Jeunes Européens Fédéralistes), y compris de République Tchèque, enverront ce jeudi 15 octobre une lettre au Président Klaus avec un stylo européen, l’encourageant à signer le Traité.

Selon Toni Giugliano, Vice-Président de l’organisation fédéraliste et coordinateur de la campagne YES2LISBON, « l’Europe a été freinée assez longtemps. Klaus cherche simplement des moyens de la ralentir encore plus ».

Paris

Paris

« Il a d’abord choisi d’attendre le résultat du référendum irlandais. Ensuite il ignore complètement le cri irlandais pour un changement en Europe. Maintenant il ignore même le souhait des deux chambres du Parlement tchèque, provoquant des réunions du cabinet tchèque en sessions d’urgence.

La tentative de dernière minute de Klaus d’ajouter des notes de bas de pages au Traité est encore plus pathétique. Il dépasse complètement ses compétences constitutionnelles de Président. Nous commençons à nous demander si ce n’est pas David Cameron qui tire les ficelles »

Madrid

Madrid

Pour David Neuwirth, Président de la JEF République Tchèque, « par cette action, nous demandons à notre Président de respecter le souhait du peuple tchèque. Les deux chambres du Parlement ont clairement voté en faveur du Traité et la Cour constitutionnelle a déjà affirmé sa compatibilité avec l’ordre juridique tchèque.

Des données récentes de SANEP (Centre tchèque d’analyses et de recherche empirique) montre qu’environ 43% des Tchèques souhaitent que Klaus signe immédiatement le Traité de Lisbonne. Encore plus significatif est le chiffre de 55% de Tchèques qui voteraient en faveur du Traité en cas de référendum.

Une fois que la Cour aura répété sa décision concernant le Traité, il devra respecter cette décision », ajoute David Neuwirth.

La Valette

La Valette

Londres

Londres

Helsinki

Helsinki

Budapest

Budapest

Le gouvernement roumain est censuré

Emil Boc

Emil Boc

Le gouvernement roumain de centre-droit du premier ministre Emil Boc  est tombé, cet après-midi, après l’adoption d’une motion de censure de l’opposition. Cela intervient à moins d’un mois et demi de l’élection présidentielle.

“La motion de censure a été adoptée”, a déclaré le secrétaire du Parlement, Valeriu Zgonea, précisant que 254 députés et sénateurs ont voté pour la censure et 176 contre, alors que 236 voix étaient nécessaires pour l’adoption du projet de loi. C’est la première fois depuis 1990 qu’un gouvernement roumain tombe à la suite de l’adoption d’une motion de censure. “C’est un honneur pour un gouvernement de tomber alors qu’il promeut une réforme visant à annuler des privilèges”, a déclaré M. Boc, en référence à la réforme des retraites qu’il défendait avant ce vote.

Les deux formations d’opposition à l’origine de cette démarche, le Parti national libéral (PNL) et l’Union démocratique des Magyars (UDMR), rejoints par les sociaux-démocrates (PSD), lui reprochaient d’avoir mis en place un gouvernement “illégitime”, formé uniquement de ministres de son Parti démocrate-libéral (PDL). Le PSD avait quitté la coalition au pouvoir le 1er octobre, pour protester contre le limogeage de l’un de ses ministres. Il appartient désormais au président Traian Basescu, issu lui aussi du PDL, de nommer un nouveau premier ministre.

Traian Basescu

Traian Basescu

Les analystes n’excluent pas que M. Basescu charge à nouveau M. Boc de former un gouvernement, dont la durée de vie ne devrait pas dépasser l’élection présidentielle prévue en deux tours, les 22 novembre et 6 décembre.  Le Président n’est pas obligé de nommer une personnalité qui ferait l’unanimité parmi les partis d’opposition. En Roumanie, c’est le Président de la République qui fait les majorités et non les partis.

Cette censure pourrait avoir des conséquences importantes pour l’économie du pays qui doit recevoir une aide financière du FMI pour affronter la récession actuelle. “Si la Roumanie se retrouve à court de fonds pour payer les retraites et les salaires dans le secteur public, ce sera aussi votre responsabilité”, avait déclaré M. Boc à l’adresse des élus avant le vote.

Kaczynski a signé ! Klaus, 500 millions de citoyens t’attendent !

Lech Kaczynski signant le Traité de Lisbonne

Lech Kaczynski signant le Traité de Lisbonne - REUTERS/PETER ANDREWS

Aujourd’hui est en grand jour pour la Pologne ! Son président eurosceptique Lech Kaczynski a signé le Traité de Lisbonne. Il y a maintenant 26 pays sur 27 qui ont ratifié complètement le Traité de Lisbonne qui va permettre à l’Union Européenne de fonctionner plus démocratiquement.

Cette signature arrive après le vote largement positif du peuple Irlandais sur le même Traité il y a une semaine. Cette signature d’un des derniers opposants au Traité réformateur de l’Union Européenne met encore un peu plus Vaclav Klaus à l’écart des dirigeants européens et par là-même, malheureusement, le peuple Tchèque. Il est donc urgent pour le Président Tchèque d’imiter son homologue polonais qui a fait contre mauvaise fortune bon cœur en ratifiant ce traité. Kaczynski avait en effet conditionné sa signature du Traité de Lisbonne au vote positif des Irlandais. Chose étant faite, il s’est exécuté. “Le changement de décision du peuple irlandais a fait que le traité a repris vie et qu’il n’y a plus d’obstacles pour le ratifier”, a déclaré M. Kaczynski.

Vaclav Klaus

Vaclav Klaus

Ce ne sont pas moins de 500 millions de citoyens européens qui attendent maintenant que l’eurosceptique président Klaus veuille bien apposer sa griffe sur le Traité de Lisbonne. Klaus aura usé de tous les stratagèmes possibles et imaginables pour repousser ce traité. Sa nouvelle lubie : écarter pour son pays l’application de la Charte des Droits fondamentaux de l’Union Européenne. S’il obtient gain de cause, il fera de la République Tchèque le troisième pays à avoir botter en touche ce texte protecteur (après le Royaume-Uni et la Pologne). Cet opting-out est réclamé, soit disant, pour ne pas pouvoir remettre en cause les décrets Edvard Benès et ainsi éviter aux trois millions d’Allemands des Sudètes de pouvoir réclamer leurs biens dont ils ont été dépossédés en 1945. Rappel : le président Edvard Beneš prend, en 1945, les décrets Beneš qui, en application de la conférence de Potsdam, expulsent du territoire tchécoslovaque les minorités allemandes et hongroises et confisquent leurs biens, en échange de quoi, l’État tchécoslovaque ne réclame pas de dommages de guerre à l’Allemagne vaincue.

L’article de la Charte des Droits Fondamentaux relatif au droit de propriété dispose que “toute personne a le droit de jouir de la propriété des biens qu’elle a acquis légalement, de les utiliser, d’en disposer et de les léguer. Nul ne peut être privé de sa propriété, si ce n’est pour cause d’utilité publique, dans des cas et conditions prévus par une loi et moyennant en temps utile une juste indemnité pour sa perte. L’usage des biens peut être réglementé par la loi dans la mesure nécessaire à l’intérêt général”.

Vaclav Klaus souhaite donc priver son peuple de tous les bénéfices de la Charte des Droits Fondamentaux alors que comme le dit très bien l’article, une loi peut garantir les décrets Benès. Mais en réalité, c’est un coup de plus porté à l’Union Européenne. Cet homme osera-t-il encore longtemps bloquer la volonté de 500 millions de citoyens ?

Résultats des législatives en Grèce

Georges Papandreou

Georges Papandreou

Après cinq ans avec les conservateurs au pouvoir en Grèce, les socialistes du PASOK (le mouvement socialiste panhellénique) emmenés par Georges Papandreou, ont remporté les élections législatives qui se sont tenues le dimanche 4 octobre 2009. Kostas Karamanlis qui avait convoqué des élections anticipées pour faire passer une politique d’austérité face à la crise a donc été désavoué par le peuple hellénique.

Ce sont 10 millions de Grecs qui étaient appelés à voter le 4 octobre pour renouveler leur Parlement. Résultat : le chef de l’opposition socialiste Georges Papandreou rafle la victoire avec 43,6% des voix, contre 35% pour les conservateurs de la Nouvelle Démocratie, le parti du Premier ministre de droite sortant. Les socialistes disposent de 160 sièges sur 300 au Parlement.

drapeau GrèceLe Premier ministre Kostas Karamanlis a reconnu la défaite de son camp et a souhaité bonne chance à son rival socialiste. “Je tiens à féliciter George Papandréou pour sa victoire. Comme chaque Grec, j’espère qu’il réussira dans le grand défi qui l’attend dans ces circonstances difficiles”, a-t-il déclaré aux journalistes. “J’assume la responsabilité de la défaite et déclenche la procédure pour l’élection d’un nouveau président du parti”.

Les deux hommes affichaient des programmes opposés pour résorber un déficit budgétaire béant et une dette publique qui échappe à tout contrôle. Tandis que Kostas Karamanlis prônait deux années d’austérité, George Papandreou, plaidait pour un alourdissement de la fiscalité sur les plus hauts revenus, proposant d’injecter trois milliards d’euros dans l’économie pour relancer la croissance et alimenter les recettes publiques.

Kostas Karamanlis

Kostas Karamanlis

Arrivé au pouvoir en 2004, réélu en 2007, Kostas Karamanlis a appelé à mi-mandat, début septembre, à des élections législatives anticipées, faisant valoir la nécessité d’un mandat clair pour adopter les mesures d’austérité qu’il préconise face aux conséquences de la crise économique mondiale.

Voir notre article du 3 septembre.

Résultats de l’élection du 4 octobre 2009 :

- PASOK : 43,9%, 160 sièges

- ND : 33,5%, 91 sièges

- KKE (Parti Communiste) : 7,5% , 21 sièges

- LAOS (Alarme Orthodoxe Populaire – extrême droite) : 5,6%, 15 sièges

- SYRIZA (Coalition de la gauche radicale) : 4,6%, 13 sièges

- Les Verts : 2,5%, pas de siège.

Klaus, le peuple a parlé ! Maintenant signe et tais-toi !

LE TREMBLEMENT DE TERRE ÉLECTORAL DE DUBLIN

cropped-logo-internet-10European Youth for an Irish Yes (La jeunesse européenne pour un oui Irlandais) a célébré le formidable vote de confiance des Irlandais du vendredi 2 octobre 2009 envers le Traité de Lisbonne et l’intégration européenne. Ils l’ont accueilli comme un résultat exceptionnel.

67% du peuple Irlandais a voté Oui avec une participation de 58%, la plus haute participation sur un référendum européen depuis le Traité de Maastricht de 1992.

La JEF-Europe (Les Jeunes Européens Fédéralistes) a fait campagne pour le oui dans les rues de Dublin sous les couleurs du réseau « European Youth for an Irish Yes » et a attiré l’attention de nombreux médias à travers l’Europe et le monde.

yes lisbonCommentant les résultats, Toni Giugliano, leader de l’European Youth for an Irish Yes, a déclaré qu’il ne s’agissait pas d’un vote Oui ordinaire. « C’est un tremblement de terre électoral dont les vibrations seront ressenties à travers toutes les capitales européennes ! Il n’y a aucun doute sur le fait que ce vote majeur de confiance envers l’Union Européenne et l’intégration européenne doit être regardé comme un aboutissement. »

« L’Irlande a encore une fois rappelé la confiance qu’elle a en l’UE en votant massivement en faveur du Traité. Quelques militants du Oui avaient prédits une victoire du oui à deux contre un. Les mensonges de la campagne du non ont clairement été exposés et n’ont pas fonctionnés avec le peuple Irlandais. »

« Après des années de votes Non, de rejets et de pauses de réflexions, l’UE peut enfin prendre un bol d’air frais et aller de l’avant en regardant vers le futur. »

yes lisbonneSamuele Pii, Président de la JEF-Europe a déclaré qu’”il était évident de remarquer en faisant campagne à travers les rues de Dublin que les Irlandais voulaient une Europe plus forte qui travaille pour leurs intérêts. Ils ont simplement réalisé que l’Irlande seule ne pouvait pas résoudre les nombreux problèmes auxquels l’Europe et le monde doivent actuellement faire face.”

Les Irlandais sont le seul peuple d’Europe à s’être exprimé directement sur le Traité. Il est donc maintenant temps pour la Pologne et la République Tchèque de respecter ce vote et de signer le traité sans délai.

Le message ne peut pas être plus clair pour Klaus. Le peuple a parlé, signe et tais-toi ! Notre campagne continuera dans tous les pays de l’UE où le Traité de Lisbonne doit être ratifié et ceci jusqu’à ce que le traité entre pleinement en vigueur.

Si Lisbonne est ratifié cette année, cela achèvera un cycle de 10 ans qui a commencé lors du Conseil Européen de Cologne de 1999 qui annonçait une réforme et une démocratisation des institutions de l’UE et des procédures de prise de décisions.

Andrew Duff

Andrew Duff

Le député européen Andrew Duff (ADLE, UK), Président de l’Union Européenne des Fédéralistes et membre de l’intergroupe fédéraliste au Parlement Européen a ajouté que « le peuple Irlandais s’est exprimé fortement et clairement pour plus d’Europe. Tous ceux qui aiment l’Europe s’en réjouissent. Maintenant, enfin, nous allons pouvoir aller de l’avant ! »

Résultats des élections au Portugal

Drapeau PortugalAlors que les élections allemandes ont complètement occulté les élections législatives portugaises qui se tenaient le même jour, les Jeunes Européens – Lyon vous propose de revenir sur ce scrutin.

José Socratès au moment de la Signature du Traité de Lisbonne

José Socratès au moment de la Signature du Traité de Lisbonne

Le Parti socialiste du Premier ministre sortant José Socrates a remporté le 27 septembre les élections législatives au Portugal. Il recueille 36,50% des suffrages et 96 sièges. Même s’il remporte cette victoire électorale, le PS portugais perd pas moins de 25 sièges par rapport à la précdédente législature. Le Parti Social-Démocrate (centre droite au Portugal) recueille quant à lui 29%, soit 78 sièges. Le PSD emmené par Manuela Ferreira Leite, obtient l’un des résultats les plus faibles de son histoire. Cette baisse profite au Parti populaire de Paulo Portas (Conservateurs) qui enregistre une forte progression et arrive en 3ème position avec 10,41% des suffrages (21 sièges). Les partis de gauche confirment leur poussée enregistrée lors des dernières élections européennes. Le Bloc de gauche, dirigé par Francisco Louca, recueille 9,13% des voix (16 sièges) et la Coalition démocratique unifiée composée du Parti communiste et des Verts obtient 8,60%.

La participation est la plus faible jamais enregistrée au Portugal. Elle s’est élevée à 60,60%, soit -3,66 points par rapport au scrutin législatif du 20 février 2005.

Jose Socrates
Jose Socrates

A la tête du pays durant ces 4 dernières années, José Socrates a contribué à faire évoluer la société portugaise, notamment en faisant voter la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse et en prenant la défense du mariage homosexuel. Il a durant son mandat mis en oeuvre une politique d’austérité, effectuant des coupes dans certains budgets sociaux, poursuivant les privatisations et faisant voter des mesures impopulaires comme la hausse de la TVA, le gel des carrières des fonctionnaires ou encore le relèvement de l’âge de la retraite. S’il a en partie atteint son objectif, à savoir le redressement des finances publiques, en réduisant considérablement le déficit public, la crise économique internationale a malheureusement quasiment réduit à néant pratiquement les efforts effectués par les Portugais depuis 3 ans.

Résultats des élections du 27 septembre 2009 :

- Parti Socialiste : 36,5%, 96 sièges

- Parti Social Démocrate : 29%, 78 sièges

- Parti Populaire : 10,4%, 21 sièges

- Bloco de Esquerda : 9,1%, 16 sièges

- Coalition démocratique unifiée : 8,6%, 15 sièges

En l’absence de majorité absolue, il va être difficile de composer un gouvernement stable. Le Portugal est néanmoins habitué à avoir des gouvernements minoritaires mais seul un d’entre eux a su aller jusqu’au bout de son mandat. Interrogé sur la formation d’une coalition, exclue avant les élections législatives par le PSD comme par les partis d’extrême gauche, José Socrates a répondu qu’il était “tôt pour en parler” et souligné qu’il fallait attendre la désignation du nouveau Premier ministre par le Président de la République, Anibal Cavaco Silva (PSD). “Ensuite, je consulterai toutes les formations parlementaires. C’est ce qui correspond à la volonté du peuple portugais” a t-il conclu. Rappelons que José Socratès avait appelé les députés européens du PS portugais à voter en faveur de José Manuel Barroso à  la Commission Européenne.

Résultats des élections en Allemagne

BundestagLe Bundestag s’est renouvelé le 27 septembre dernier lors des élections législatives allemandes. L’enjeu était de savoir quelle coalition allait gouverner. Angela Merkel, populaire en Allemagne était assurée d’être reconduite. Mais avec quel parti ? Le FPD (libéraux) comme elle le souhaitait ? ou le SPD (sociaux démocrates) comme elle le craignait ?

Les Allemands se sont exprimés avec une participation de 70,8%. Un score qui fait rêver en France mais qui est historiquement faible outre-Rhin.

Guido Westerwelle

Guido Westerwelle

Et c’est une coalition noire-jaune qui l’a emporté. Le noir étant la couleur du CDU et le jaune celle du FPD. La Chancelière sortante Angela Merkel (CDU) a donc réussi son pari en remportant les élections législatives. La CDU, avec l’Union chrétienne-sociale (les Bavarois de la CSU), recueille 33,5% des suffrages, le Parti libéral-démocrate (FDP) 14,6%. Ensemble, ils obtiennent donc 48% des suffrages. Cela ouvre la voie à une coalition. La Chancelière sortante Angela Merkel est donc logiquement et sans surprise reconduite dans ses fonctions.

Angela Merkel

Angela Merkel

Ces élections législatives allemandes ont été celles de tous les records. Le faible score des 2 grands partis du pays – CDU et SPD – fait des “petits” partis les grands vainqueurs de ce scrutin. En effet, le FDP de Guido Westerwelle réalise son résultat le plus élevé depuis son record de 1961 en obtenant 14,6% des voix. Westerwelle devrait être le prochain Ministre des Affaires étrangères. Du côté de l’opposition, le Parti social-démocrate, icarné par Frank-Walter Steinmeier, le ministre des Affaires étrangères sortant, s’effondre et recueille son plus faible résultat depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale avec 23% des suffrages (son précédent record remontait à 1953, année où il avait recueilli 28,8% des voix). Le Parti de gauche (Die Linke) d’Oskar Lafontaine et Gregor Gysi, augmente de 3,2 points son résultat de 2005 et obtient 11,9% des voix. Enfin, les Verts battent leur record de 2002 et franchissent la barre des 10% des voix, en recueillant 10,7% des suffrages.

- CDU-CSU : 239 sièges (21 à la porportionnelle et 218 au scrutin uninominal)

- SPD : 146 sièges (82 à la proportionnelle et 64 au scrutin uninominal)

- FDP : 93 sièges (tous à la proportionnelle)

- Die Linke : 76 sièges (60 à la proportionnelle et 16 au scrutin uninominal)

- Die Grünen : 68 sièges (67 à la proportionnelle et 1 au scrutin uninominal).

Les Jeunes Européens – Lyon étaient au Goethe Institut de Lyon pour suivre les résultats en direct et les premières analyses. Merci au Goethe de nous avoir invité à cette fête très européenne !