Les JE Lyon soutiennent les courts métrages

Parle-moi d’Europe!

À Sainte-Foy Lés Lyon le 10 mai à 18h

L’Ecole de Commerce Européenne en association avec les Jeunes Européens – Lyon et Europe Direct Rhône-Alpes présente la première édition du cycle des courts métrages européens.

Le cinéma associatif Jeanne Mourguet de Sainte-Foy-les-Lyon projettera 6 courts métrages professionnels et amateurs le lundi 10 mai 2010 à partir de 18 heures.

Pour cette première édition, l’Institut Polonais de Paris et  l’Institut Cervantès de Lyon  seront les invités d’honneur de l’évènement. D’autre pays européens viendront s’ajouter à la programmation grâce à la participation du cinéma le Zola de Villeurbanne et à NISIMASA (réseau européen du jeune cinéma). Cette manifestation est également ouverte aux amateurs. En effet, un jeune lyonnais nous présentera un court-métrage à résonance européenne.

Le tarif de la soirée est de 7 euros dont 50% seront reversés à l’association Burkin’action pour la construction d’un centre socioculturel au Burkina Faso.

N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations.

Les films présentés :

- Court métrage Polonais présenté par l’Institut Polonais de Paris, invité d’Honneur

- If I Fall de Hannaleena Hauru (réalisé en 2007 – 13’03) : Court métrage Finlandais, lauréat 2005 du concours européen de scénarios de court-métrage du réseau européen NISIMASA.

- On a Train de Barnabas Toth (réalisé en 2003 – 10’54) : Court métrage Hongrois, lauréat 2002 du concours européen de scénarios de court-métrage du réseau européen NISIMASA

- Harragas de Grégory Lecocq (réalisé en 2008 – 16’19) : Court métrage Belge, lauréat 2008 du concours européen de scénarios de court métrage du réseau européen NISIMASA.

- Court métrage espagnol présenté par l’Instituto Cervantes de Lyon, représentant d’honneur de la Présidence espagnole du Conseil de l’Union Européenne.

- Court métrage présenté par le cinéma le Zola

- Court métrage amateur d’un jeune lyonnais sur l’Europe

Cycle des courts métrages européen

Lundi 10 mai 2010 à partir de 18h

Cinéma Jeanne Mourguet

43 Grande Rue - 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon

Tarif : 7 euros

http://concours-court-metrage-europeen.blogspot.com

“Kaczynski est mort, vive Kaczynski !” ou pas…

Jaroslaw Kaczynski

C’est un peu ce qui pourrait arriver en Pologne au soir des élections présidentielles prévues le 20 juin (et peut-être le 4 juillet) prochain !

En effet, Jaroslaw Kaczynski, le frère jumeau du président Lech Kaczynski mort dans l’accident mortel de son Tupolev présidentiel, s’est porté candidat à l’élection présidentielle !
Jaroslaw Kaczynski est tout aussi conservateur et europhobe que son frère. Il était d’ailleurs le premier Premier Ministre de son Président de jumeau avant la cohabitation avec la Plateforme civique de Donald Tusk.

Donald Tusk

Si les Polonais pourraient a priori être tentés de faire confiance à un autre Kaczynski, ressemblant en tout point au premier, les sondages actuels disent le contraire.

Rappelons que 2 jours avant le krach du Tupolev, Bronislaw Komorowski était investi candidat à la présidentielle pour la Plateforme Civique (PO). L’élection devait intervenir à la fin de l’année 2010. Et il était prévu pour lui de s’opposer fermement au Président en place qui devait à l’évidence se représenter pour un second mandat.

Lech Kaczynski

On le sait, l’histoire en a décidé autrement et l’accident a précipité les choses. Komorowski se retrouve propulsé Président par intérim. S’il devait affronter un Kaczynski à l’automne, qu’il se rassure, il en affrontera bien un au début de l’été.

Certes, Lech Kaczynski n’avait plus guère de chance de se faire réélire, tant les frasques de son parti, le PiS (Droit et Justice), ont fini par lasser les Polonais.

C’est ainsi que même après le drame de Smolensk, qui aurait pu réveiller une compassion du peuple pour le Président défunt, et donc pour son jumeau survivant, les sondages restent favorables au parti du Premier Ministre et du Président par intérim.

Bronislaw Komorowski

Komorowski est crédité de 55% d’intentions de vote alors que Jaroslaw Kaczynski n’obtiendrait que 32%. Il n’y aurait ainsi qu’un seul tour à cette élection.

Cela montre que les Polonais ne se sont pas laissé séduire par Kaczynski II. Mais comme le dit très bien Jean Quatremer, “la campagne ne fait que commencer et elle peut réserver des surprises”.

Le retour de Viktor Orban en Hongrie

Viktor Orban

L’Alliance des jeunes démocrates (Fidesz) a réussi son pari et obtient la majorité des deux tiers au Parlement hongrois à l’issue du 2ème tour des élections législatives du 25 avril, un fait sans précédent en Europe centrale et orientale. La FIDESZ remporte 263 sièges, soit 5 sièges de plus que la majorité des deux tiers. Le Parti socialiste (MSZP), au pouvoir depuis 8 ans, qui était conduit par Attila Mesterhazy, est le grand perdant en remportant  seulement 59 sièges.

Le scrutin a été marqué par la percée du parti d’extrême droite, le Mouvement pour une meilleure Hongrie (Jobbik), emmené par Gabor Vona et qui remporte 47 sièges à l’Orszaggyules (Parlement). Enfin, le parti Faire de la politique autrement (LMP), formation sensible à l’écologie, obtient 16 sièges.

Le taux de participation a été, au 2ème tour, nettement inférieur à celui enregistré lors du 1er tour du 11 avril dernier. Moins de la moitié des 2,5 millions d’électeurs concernés par le scrutin se sont rendus aux urnes (44,17%, soit – 20,12 points). De nombreuses personnes ont pu penser que les jeux étaient faits, la FIDESZ ayant remporté la majorité absolue dès le 1er tour.

Le parti compte ainsi diviser par deux le nombre des députés nationaux, réduire le nombre des élus locaux ou encore modifier les lois sur la presse, une mesure qui suscite d’ores et déjà l’inquiétude des autres partis qui y voient une menace pour la liberté de la presse. La FIDESZ a promis d’accorder la double nationalité (et donc le droit de vote) à plus de 3 millions de Hongrois vivant dans les Etats voisins, une mesure qui pourrait s’avérer difficile à appliquer dans certains pays – par exemple en Ukraine – qui interdisent la double nationalité. 1,4 million de Hongrois vivent en Roumanie, 520 000 en Slovaquie, 293 000 en Serbie, 156 000 en Ukraine  et quelques 50 000 répartis entre l’Autriche, la Croatie et la Slovénie.

Âgé de 47 ans, Viktor Orban est diplômé de droit. Il a participé à la fondation de son parti :  la FIDESZ. En 1990, il est élu député au Parlement. Mais c’est en 1998 que Viktor Orban devient, à 35 ans, le plus jeune Premier ministre d’Europe.

Sous son impulsion, la Hongrie prendra la Présidence du Conseil de l’Union européenne au 1er semestre de l’année 2011 derrière la Belgique, avant de passer le relai à la Pologne au 1er juillet 2011. Achevant ainsi le trio Espagne-Belgique-Hongrie, une des orientations déjà annoncée de cette présidence sera la promotion de la diversité culturelle et linguistique.

Résultats du premier tour des législatives hongroises

Viktor Orban

Dimanche 11 avril, se tenait le premier tour des élections législatives en Hongrie. Il s’agit de renouveler les 386 sièges de la chambre unique du Parlement hongrois.

La participation, légèrement inférieure à celle enregistrée lors du 1er tour des élections législatives du 9 avril 2006 (- 3,54 points), s’établit à 64,29%.

L’Alliance des jeunes démocrates (Fidesz) emmenée par l’ancien Premier ministre (1998-2002) Viktor Orban est arrivée très largement en tête avec pas moins de 52,73% des suffrages ! Cette formation est assurée d’un minimum de 206 sièges. Elle devance le Parti socialiste (MSZP) au pouvoir depuis 8 ans conduit par Attila Mesterhazy qui obtient 19,31% des voix.

Le parti d’extrême droite, le Mouvement pour une meilleure Hongrie (Jobbik) a recueilli 16,67% des suffrages. Le parti écologiste Faire de la politique autrement (LMP)obtient 7,44% des votes et entre donc au Parlement. L’Alliance des démocrates libres (SZDSZ) obtient, elle, 7,25% des voix. En revanche, le Forum démocrate (MDF) avec 2,66% échoue à franchir la barre des 5% des voix obligatoires pour être représenté à l’Orszaggyules.

Ce 1er tour a permis de répartir un total de 265 sièges entre les 4 partis représentés. Le 2ème tour des élections législatives aura lieu le 25 avril prochain dans les circonscriptions où les députés sont élus au scrutin majoritaire uninominal et où aucun d’entre eux n’a obtenu la majorité absolue. Une chose est certaine cependant : l’ancien Premier ministre Viktor Orban est assuré de retrouver le pouvoir le 25 avril prochain.

Bronislaw Komorowski assurera l’intérim de Kaczynski

Selon la Constitution polonaise, c’est le Maréchal de la Diète qui doit assurer la charge présidentielle jusqu’aux élections présidentielles en cas d’empêchement du Président.

Coup du sort, Bronislaw Komorowski, maréchal de la Diète, a été avant hier désigné candidat officiel de la Plateforme Civique (PO – centre droite) pour les élections présidentielles initialement prévues à l’automne. Ils devaient affronter le Président sortant Lech Kaczynski (PiS – droite conservatrice).

Ces élections devraient finalement se tenir début juillet.

Accident mortel pour Lech Kaczynski

L’avion dans lequel se trouvait le président polonais Lech Kaczynski s’est écrasé à l’atterrissage, ce matin à l’aéroport de Smolensk, dans l’ouest de la Russie. 132 personnes à bord de l’avion ont péri dans l’accident. Il n’y a pas de survivants à la catastrophe selon le gouverneur Sergueï Antoufiev.

Le président polonais Lech Kaczynski avec son épouse et des familles d’officiers polonais exécutés il y a 70 ans par la police de Staline se dirigeait à Katyn, près de Smolensk, pour se recueillir sur leurs tombes. Le président de la Banque centrale de Pologne Slawomir Skrzypek, le vice-ministre des affaires étrangères Andrzej Kremer, le chef d’état-major polonais Franciszek Gagor et l’ancien président polonais en exil à Londres Ryszard Kaczorowski se trouvaient parmi les passagers du Tupolev 154.

En s’approchant de la piste d’atterrissage, “l’avion s’est accroché à des arbres, est tombé et s’est décomposé”, a précisé M. Antoufiev. L’accident s’est produit “dans une situation de fort brouillard”, a précisé un responsable du département d’enquête du parquet. Le président russe Dmitri Medvedev a dépêché le ministre des situations d’urgence sur les lieux du drame.

D’après la dépêche Reuters.
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