Réactions de la Presse Européenne sur Ashton et Van Rompuy

La presse européenne se montre, vendredi 20 novembre, très critique sur les nominations à Bruxelles du premier ministre belge, Herman Van Rompuy, comme premier président de l’Union européenne et de la Britannique Catherine Ashton au poste de haut représentant de l’UE aux affaires étrangères.

Le Parisien titre “Un homme discret à la tête de l’Europe” et se demande si M. Van Rompuy et Mme Ashton auront “assez de poids pour faire vivre ces deux nouveaux postes créés par le traité de Lisbonne”. Le correspondant à Bruxelles de Libération, Jean Quatremer, qualifie de son côté M. Van Rompuy de “président pour la déco”. “Pour son premier acte, poursuit-il, l’Europe du traité de Lisbonne a donc fait le choix de personnalités qui ne dérangent personne. (…) A défaut d’avoir nommé un représentant de la ‘Nouvelle Europe’, les Vingt-Sept ont au moins réussi à désigner une femme, mais pas la plus brillante.”

[...]

Le journal espagnol El Mundo est lui aussi dubitatif à propos de “ces deux inconnus sur la scène européenne et encore plus internationale” qui “assumeront la représentation des Vingt-Sept dans le monde”. Encore plus sévère, El Pais parle de “deux figures ternes et de bas profil” qui commanderont la “Nouvelle Europe”.

La presse allemande juge également les nommés incapables d’incarner une voix européenne forte. “Ces deux personnalités peuvent-elles incarner cet élan promis par ceux qui nous gouvernent ? Le traité de Lisbonne est la version quelque peu allégée de ce qui avait à l’origine été baptisé ‘Constitution de l’UE’. Le mot était trop grand pour les ambitions des Européens. Ceux de ministre des affaires étrangères et de président de l’UE ont maintenant l’air bien grands”, affirme ainsi le Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Egalement impitoyable, le Financial Times estime que “le choix de deux personnalités relativement inconnues est un objet de consternation pour ceux qui voulaient donner plus de poids à l’Europe sur la scène mondiale”. Pour le Guardian, ces choix font s’envoler “tous les espoirs de l’Europe de forcer le monde à lui prêter une attention nouvelle”. “Le continent, la nuit dernière, s’est éloigné de la table des grands, manquant une chance réelle de se maintenir au niveau du monde du G2, dominé par les pôles jumeaux Washington et Pékin”, conclut le quotidien. Quant au Daily Telegraph, il souligne le “manque d’expérience diplomatique” de Mme Ashton. “Ces choix révèlent la réticence des gouvernements à transférer trop de pouvoir à Bruxelles”, analyse le quotidien.

Même la presse belge ne se montre pas tendre avec le futur ex-premier ministre du pays. L’éditorialiste du Soir Jurek Kuczkiewiczl explique que le choix de M. Van Rompuy n’était pas très controversé : “Aucun dirigeant européen ne le connaissait trop bien, puisqu’il n’a pas eu le temps, en un an, de se faire des ennemis. Personne n’avait donc trop d’arguments à opposer à sa nomination.”

Mais, dans son ensemble, la presse belge est partagée entre fierté et inquiétude de voir partir le “sauveur” du pays. [...] La Belgique va-t-elle maintenant replonger ? [...]

Le Monde.fr avec AFP

Fades nominations au sommet

Le Conseil Européen, l’organe réunissant les chefs d’Etats et de gouvernements des Etats Membres de l’UE, a procédé aux nominations découlant du Traité de Lisbonne ce jeudi 19 novembre 2009.

Herman Van Rompuy

Ils ont en effet nommé le Président du Conseil Européen, déjà Président de l’Europe pour la Presse. Cette haute fonction européenne sera donc occupée pour deux ans et demi par le Belge Herman Van Rompuy (prononcez “rompeuille”). Cet homme était jusqu’à présent le Premier Ministre du Royaume des Belges. Il avait réussi à sortir la Belgique de la crise politique dans laquelle elle s’était plongée à la suite des élections fédérales de 2007. Maintenant qu’il est élevé au rang de Secrétaire général des Etats, euh, pardon, de Président du Conseil Européen, la crise politique pourrait revenir rapidement en Belgique, notamment pour trouver un successeur à Van Rompuy. Le nom d’Yves Leterme est déjà avancé par les quotidiens Le Soir et La Libre Belgique.

Catherine Ashton

L’autre personne nommée hier est une femme, puisqu’il en fallait une dans le trio européen Président du Conseil Européen, Président de la Commission et Haut Représentant aux Affaires Étrangères. Elle est de gauche, puisqu’il fallait aussi quelqu’un de gauche dans ce même trio. Et c’est la Britannique travailliste Catherine Ashton qui a été capturée vivante dans cette véritable chasse à l’homme, ou plutôt chasse à la femme de gauche. Elle sera donc la ministre des affaires étrangères de l’UE. Aucune expérience en la matière, ce choix est étrange. Il relève en tout cas très bien la volonté des États de ne pas déléguer trop de pouvoirs en la matière. Catherine Ashton risque aussi de traîner avec elle le boulet Tony Blair ! En effet, Ashton était présidente de la chambre des Lords lorsque Tony Blair s’est empressé de suivre W Bush dans la guerre en Irak. Dernièrement, Catherine Ashton était commissaire européenne en charge du commerce. Elle avait remplacé le très controversé Peter Mandelson. Ashton sera donc également Vice-présidente de la Commission Européenne pendant les 5 prochaines années. Le duo Barroso – Ashton à la Commission est assez catastrophique pour l’avenir de l’Europe !

En nommant Van Rompuy à la Présidence du Conseil des 27, les dirigeants européens envoient un signal fort d’immobilisme à venir sur la scène européenne. Les chefs d’États et de gouvernements, Merkel et Sarkozy en tête, veulent continuer à avoir la main sur ce qui se fait en Europe. Espérons qu’en Van Rompuy sommeille un battant europhile convaincu qui se réveillera lors de sa prise de fonction le 1er janvier 2010… C’est beau de rêver !

Qui est Jan Peter Balkenende ? Un alter-européen !

Balkenende 1

Jan Peter Balkenende

Balkenende, une candidature alternative

Parti tambour battant, Tony Blair n’a finalement pas fait long feu une fois les choses sérieuses commencées.   La faute à un passif politique pesant (Guerre en Irak, soutien à l’administration Bush, « blairisme » vieillissant) et a une candidature pas assez européenne qui a même fini par gêner ses plus fervents défenseurs : « Le fait que la Grande-Bretagne ne soit pas dans l’euro, reste un problème » dixit Nicolas Sarkozy. Au chancelier autrichien Werner Faymann de surenchérir : « Nous avons besoin d’un candidat qui ne soit pas pour Bush mais pour Obama ».   Blair exit, Jean-Claude Juncker semblait le parfait postulant : légitimité nationale (Premier Ministre du Luxembourg depuis 1995), légitimité européenne (Président de l’Eurogroupe depuis 2004), sens aiguisé du consensus. Pourtant, il ne l’est pas resté longtemps. Si Juncker a réussi à endiguer la candidature Blair, il s’y ait brûlé les ailes en perdant le soutien de Londres.   Dans ce contexte, l’officieuse candidature de Jan Peter Balkenende apparaît comme une alternative aux frictions anglo-luxembourgeoises. Alternative, aux atouts certains : Balkenende vient d’un « petit » État-fondateur (les Pays-Bas), il est dirigeant politique depuis plusieurs années et connu pour ne pas faire de vagues.

Balkenende, un candidat alter-européen

Plus précisément, Jan Peter Balkenende est l’actuel Premier Ministre, démocrate-chrétien, des Pays-Bas et ce depuis le 22 juillet 2002.   Qui dit démocrate-chrétien, dit consensuel, ce qui n’est pas un défaut, au contraire, pour un poste qui demande d’être le représentant des vingt-sept chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne. Au printemps dernier, Balkenende avait estimé lors d’un entretien accordé à Radio Nederland Wereldomroep qu’il souhaitait que l’Europe, pour répondre à la crise et à ses corollaires à commencer par le chômage, s’empare du fameux « modèle polder » hollandais « où le patronat, les syndicats et le gouvernement négocient afin de parvenir à un consensus dans laquelle chaque partie se retrouve ».   Plus gênant – c’est un euphémisme – est son passif alter-européen. En 2005, il avait refusé de se mouiller pour défendre le traité instituant une Constitution pour l’Europe (TCE). Son impopularité d’alors avait été interprétée comme l’une des causes du rejet du TCE par les Néerlandais lors du référendum du 1er juin 2005. Lors des négociations qui ont mené au traité de Lisbonne, Balkenende fait partie des dirigeants européens qui demandent que les symboles européens (drapeau à douze étoiles, Ode à la joie de Beethoven, devise « unis dans la diversité ») soient enlevés du traité. L’Europe politique n’a plus alors le vent en poupe après les deux « non » français et néerlandais.   De quoi sans nul doute agacer celles et ceux qui revendiquent, pas plus tard que la semaine dernière, que les valeurs européennes ne soient pas oubliées de cette course à la Présidence. Ceux-là seront rassurer d’apprendre que la contre attaque s’organise. Un groupe facebook a été créé contre lui : « Non à Jan Peter Balkenende comme Président du Conseil européen ».

Balkenende, symptôme d’une Europe à bout de souffle ?

Évoquer une « Europe grippée » voire « malade » est un classique qui a de quoi agacer. Et pourtant, comment qualifier l’Union européenne autrement qu’ « à bout de souffle » quand, après Tony Blair les couloirs bruxellois et les bruits qui s’y échappent nous glissent à l’oreille le nom de Balkenende, un leader à la vision molle de la construction européenne ?   Il faut, tout de même, prendre la mesure de cette « candidature » qui est portée par un homme d’État donnant autant envie d’Europe qu’un Jacques Chirac qui serait encore au pouvoir, qui aurait expressément demandé que les symboles européens soient enlevés du traité de Lisbonne, qui aurait eu l’accord de ses vingt-six partenaires et qui, pour toutes ces preuves d’europhilie, deviendrait l’un des outsiders les plus crédibles pour présider, le premier, le Conseil européen. Cette histoire est digne de Samuel Beckett – j’en appelle aux splendides Vladmir et Estragon !

Hvanrompuy

Herman Van Rompuy

Mais il ne faut pas vendre le trône du Conseil européen avant de s’être assis dessus.

Le Premier Ministre hollandais n’a pas gagné. Herman Van Rompuy, un autre Premier Ministre également démocrate-chrétien, consensuel, peu charismatique, et appartenant à un « petit » État-fondateur (la Belgique) mais pour qui l’Europe et ses valeurs ont un sens pourrait lui piquer la vedette.

Balkenende ou Van Rompuy ? De toute façon, ce n’est pas nous qui choisissons.



Article de Samuel Faure, JE Lyon, initialement paru sur Le Taurillon.

Barroso certainement reconduit

Jose Manuel Duraõ Barroso

Jose Manuel Duraõ Barroso

Les présidents de groupe politique au Parlement Européen ont tranché : le vote sur la reconduction de José Manul Duraõ Barroso aura bien lieu le mercredi 16 septembre. Et la reconduction ne fait guère de mystère. L’ancien Premier Ministre portugais devrait l’emporter avec environ 315 voix (alors qu’il n’en avait obtenues 100 de plus pour son premier mandat).

Cette reconduction intervient grâce à un manque de stratégie du côté des politiciens européens opposés à Barroso. En effet, on sait que la gauche unitaire, les verts, les socialistes et les démocrates étaient plutôt opposés à une deuxième Commission Barroso. Mais ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord pour faire barrage. Tous avaient une proposition… différente. Lire la suite »

Carton rouge à Silvio Berlusconi

cartonrouge2Silvio Berlusconi menace de bloquer le Conseil européen parce que la Commission européenne ose lui reprocher quelque chose sur sa politique d’immigration. La méthode intergouvernementale est bien le cancer de l’Europe.

La Commission a formulé une demande d’éclaircissement au sujet du refoulement dimanche 1er septembre par les autorités italiennes vers la Libye d’un bateau chargé de 75 clandestins. En effet, Bruxelles s’inquiète du risque de voir des réfugiés vulnérables, ayant des raisons tout à fait valables pour demander l’asile en Europe, être repoussés sans avoir pu faire valoir leurs droits.

Furieux de se voir ainsi indirectement critiqué, Silvio Berlusconi a déclaré à Gdansk (pour le 70ème anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale) : « Ma position est sans équivoque et précise : nous n’accorderons plus notre vote, bloquant de fait le fonctionnement du Conseil à moins qu’il soit admis qu’aucun commissaire ou porte-parole d’un commissaire n’intervienne publiquement sur ce sujet. Je vais demander que les commissaires et les porte-parole des commissaires qui poursuivent dans cette voie depuis des années soient renvoyés. Cela ne peut plus continuer car dans chaque pays cela fournit des armes à l’opposition. »

La réponse est venue mercredi 4 septembre du principal Commissaire concerné, le Français Jacques Barrot, chargé des questions d’immigration : « Nous sommes dans notre rôle (…). Ça ne vaut pas la peine de s’attarder à des commentaires qui ne me paraissent pas avoir d’objet. Quand il s’agit de problèmes qui affectent un État membre (de l’Union européenne), comme l’Italie ou autre, nous devons demander un certain nombre d’explications », a-t-il déclaré.

Le « Cavaliere » (son surnom en Italie) a l’habitude des déclarations tapageuses. C’est sa marque de fabrique. Mais là, il a franchi une nouvelle étape en passant au stade de la menace sur le plan institutionnel. C’est un peu utiliser un marteau-pilon pour écraser une mouche.

Il est dans une logique intergouvernementale, le cancer de la construction européenne : nous sommes tous égaux en tant qu’État, nous ne pouvons donc pas nous faire reprocher quoi que ce soit sans rompre cet équilibre. Il place d’ailleurs dans sa déclaration le Conseil européen au dessus de tout. La Commission européenne étant à ses yeux une simple administration. Ce n’est donc pas du côté du Conseil européen que la Commission trouvera une légitimité politique mais bien de celui du Parlement européen, représentant des citoyens et non des États dans le mécano institutionnel européen.

Cette déclaration peut faire penser à la politique de la « Chaise vide » avec De Gaulle en 1965. D’après L’Europe pour les Nuls*, en 1965 face aux velléités d’indépendance de la Commission européenne sous la présidence de Walter Hallstein, « le gouvernement français annonce qu’il cessera de siéger au Conseil […] jusqu’en janvier 1966. La France laisse sa chaise vide à la table des discussions. » L’attitude de Berlusconi est donc dans la lignée de cet acte politique… en pire.

Faisons attention, M. Berlusconi n’est pas le seul acteur de la méthode intergouvernementale en Europe. Les métastases de ce cancer qui guette l’Union européenne apparaissent de plus en plus : tensions entre Slovaquie et Hongrie, entre Slovénie et Croatie future membre, préparation du G20 avec une vision franco-allemande plutôt qu’européenne, une forte abstention des citoyens aux dernières élections européennes…

Silvio Berlusconi met le doigt dans un engrenage très dangereux : demain tous les autres pays pourront faire de même, que cela plaise ou non aux Italiens. Or, un Conseil européen paralysé avec les institutions communautaires toujours sous le régime du Traité de Nice (mais ce sera pareil avec le Traité de Lisbonne) empêchera l’Union européenne de tourner rond.

L’intérêt national porté par nos représentants gouvernementaux est normal puisque nous les élisons pour ça. Le problème vient du fait que cet intérêt national est plus fort que notre intérêt communautaire. Surtout avec une Commission européenne actuelle qui se comporte comme le secrétariat du Conseil.

Article de Fabien Cazenave, ex-redacteur en chef du Taurillon.

Article publié initialement sur le Taurillon.

* Ouvrage de Sylvie Goulard, présidente du Mouvement Européen – France et Députée Européenne (circonscription Ouest).

Première conséquence

Barroso

José Manuel Duraõ Barroso

La première conséquence du scrutin européen du 7 juin 2009 n’aura pas mis longtemps à se montrer. La Commission Européenne sera vraisemblablement encore présidée par le portugais Barroso pour les 5 ans à venir. En même temps, c’était un secret de polichinelle !

En effet, les conservateurs et les populaires étant arrivés largement en tête dans une grande majorité des États Membres de l’Union Européenne, c’est donc un Président de la Commission européenne de droite qui sera reconduit.  On savait déjà depuis le congrès du PPE que leur candidat serait de nouveau Barroso.

José Manuel Duraõ Barroso, donc, est officiellement candidat à sa propre succession. Le quinquagénaire portugais, à la tête de la Commission Européenne depuis 2004, brigue un deuxième mandat.

“Je suis honoré que le président du Conseil européen m’ait demandé aujourd’hui s’il pouvait présenter mon nom pour un second mandat”, a déclaré l’ancien premier ministre conservateur portugais lors d’une conférence de presse avec le premier ministre tchèque, Jan Fischer, président en exercice du Conseil Européen.

Jan Fischer a précisé qu’il allait effectuer une tournée dans les capitales européennes pour obtenir un consensus autour de la candidature de M. Barroso, avant le sommet européen de la semaine prochaine à Bruxelles. Les 27 chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE doivent être d’accord sur le candidat à la tête de l’exécutif européen.

Le président de la Commission, ancien Premier ministre du Portugal, a déjà recherché l’appui de Nicolas Sarkozy, de la chancelière allemande Angela Merkel et d’autres chefs d’Etat ou de gouvernement ces derniers mois. La plupart l’ont assuré de leur soutien.

Poul Nyrup Rasmussen

Poul Nyrup Rasmussen

La gauche aura en effet du mal à imposer Paul Nyrup Rasmussen, ancien Premier Ministre Danois. Avec seulement 162 députés européens, le Parti Socialiste Européen devra faire alliance avec d’autres formations pour avoir encore un espoir de changer le cours des choses. Or, le troisième groupe au Parlement Européen, ALDE, composé des Démocrates et des Libéraux réunis, sur lequel le PSE pourrait s’appuyer pour faire barrage, n’est pas d’accord. En effet, les libéraux sont plutôt pour reconduire Barroso alors que les démocrates ont annoncé vouloir proposer une alternative. Perspective à deux groupes séparés au Parlement Européen ?

Il faudra en tous cas compter sur le groupe des Verts, qui sera très probablement présidé par Daniel Cohn-Bendit, grand gagnant en France, pour trouver un consensus. Mais réunir ces trois groupes ne suffira probablement pas à faire élire une autre personnalité.  Il faudrait alors aller chercher les voix de la Gauche Unitaire Européenne. Mais cette perspective ne satisfait pas grand monde car ils pourraient en profiter pour semer la zizanie avant même de trouver un accord sur un nom. De plus, il est hautement probable que le PPE obtienne le soutien des groupes plus à droites qu’eux.

Électeurs, vous avez voté à droite, vous aurez une Commission Européenne présidée par la droite ! Ainsi va la politique !

Le Mag de Touteleurope : 7è numéro !

Comme promis, encore une fois les Jeunes Européens – Lyon vous font part du Mag de Touteleurope.fr en accès direct sur ce blog. Que s’est-il passé en Europe dernièrement ? Pour le savoir, il suffit de regarder le Mag !

Le Mag de Touteleurope.fr : 6ème édition

Comme chaque mois depuis le début de la Présidence française de l’Union Européenne, Les Jeunes Européens – Lyon vous proposent le mag de Touteleurope.fr en accès direct.

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