Dictature en Biélorussie : la jeunesse s’est mobilisée à travers 125 villes du monde

Sadi Carnot

Dans la nuit du 18 mars au 19 mars 2010, les Jeunes Européens – Lyon tout comme l’ensemble des Jeunes Européens Fédéralistes et leurs soutiens à travers le monde, ont protesté contre la dernière dictature du continent européen, la Biélorussie.

125 villes ont été mobilisées : record battu !

Pour la cinquième année consécutive, ils sont descendus dans les rues des villes du monde entier, ont bâillonné les statues et appelé les habitants à soutenir le dernier peuple d’Europe dont la voix ne peut pas être entendue.

Cette année, ce sont pas moins de 125 villes qui se sont mobilisées, y
compris en Biélorussie. Philippe Adriaenssens, le président des Jeunes Européens Fédéralistes, mouvement qui rassemble 25 000 militants à travers tout le continent, a déclaré : « De toute urgence, l’Europe a besoin d’une politique étrangère commune, car les politiques schizophréniques ne sont pas une solution pour un régime schizophrène. Ce serait hypocrite de parler d’une Europe unie, forte et juste tant que nous porterons un regard aveugle sur les violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales qui se passent à nos frontières.

C’est à la Vice-présidente de la Commission européenne et Haute
Représentante pour les Affaires Etrangères et la Politique de Sécurité Catherine Ashton d’encourager une coopération plus étroite entre les Etats-membres et les institutions européennes, tout comme l’UE doit soutenir une société civile et n’engager des discussions avec les autorités biélorusses que pour pouvoir introduire des lois électorales et sur la presse conformes aux
standards internationaux, abolissant la peine de mort et garantissant la liberté de se réunir et la liberté d’association ».

Malgré ce succès à travers le monde, Les Jeunes Européens s’inquiètent pour 3 de leurs amis qui ont participé à l’action dans la ville d’Omsk en Russie, près de la frontière avec le Kasakhstan. Alors qu’ils manifestaient pacifiquement leur soutien au peuple Biélorusse comme dans les 124 autres villes du monde, ils ont été arrêtés et emprisonnés pour trouble à l’ordre public et vandalisme. Relâchés après 18 heures de garde-à-vue, les charges  pesant sur eux n’ont pas été retirées alors même qu’elles sont infondées. Un blog avait signalé l’arrestation mais étrangement, le site n’est plus accessible.

Elisabeth Velle, coordinatrice de l’action pour une Biélorussie Libre, a commenté : « L’Union européenne est un projet de paix et de démocratie qui connaît beaucoup de succès, mais les Jeunes Européens Fédéralistes ne peuvent reconnaître le projet comme finalisé tant que tous les citoyens d’Europe ne pourront apprécier de vivre dans des sociétés démocratiques et en paix ».

Ci-dessous, quelques photos de la mobilisation à Lyon.

Devant la CCI de Lyon

Devant le buste d'Edouard Herriot

La statue de Sadi Carnot devant la Préfecture

La statue de la Pensée à côté de l'Université Lyon 3

Place Gailleton

Le Rhône bâillonné place Bellecour

Devant la CCI

Et au Chili, une militante des Jeunes Européens – Lyon a relayé l’action :

Santiago du Chili

Action Biélorussie : les photos

L’action pan européenne coordonnée par Les Jeunes Européens – Fédéralistes en soutient au peuple biélorusse et à l’opposition au régime d’Aleksandr Lukashenko s’est évidemment déroulée à Lyon comme dans les 120 autres villes participantes à travers le continent.

Voici quelques photos de notre parcours : départ Place de la Bourse aux Cordeliers dans le 2è arrondissement et arrivée Place Bellecour toujours dans le 2è. Mais nous avons traversé le Rhône à deux reprises pour bâillonner Edouard Herriot, grande figure du radicalisme et maire de Lyon pendant de nombreuses années, Sadi Carnot, Président de la République Française, assassiné à Lyon, la statue de la Pensée dans le 7è arrondissement et enfin le Docteur Gailleton une fois de retour sur la Presqu’île.

Autant de symboles forts qui montrent que Lyon n’a pu devenir ce qu’elle est aujourd’hui que grâce aux libertés de penser, de créer, d’expression, qui ne peuvent s’épanouir qu’avec la démocratie.

Edouard Aynard

Place de la Bourse

Place de la Bourse

Place de la Bourse

Edouard Herriot

Edouard Herriot

Sadi Carnot

Sadi Carnot

La Pensée

La Pensée

Place du Dr. Gailleton

Place du Dr. Gailleton

Place Bellecour

Place Bellecour

La démocratie en Biélorussie

logo-je-lyonLes Jeunes Européens – Lyon sont heureux de vous convier à leur Café Européen du jeudi 19 mars 2009.

Le thème abordé par nos intervenants sera “La démocratie en Biélorussie“.

A l’occasion du 3è anniversaire de la réélection d’Alexandr Lukashenko, en parodie de démocratie, les Jeunes Européens - Lyon vous proposent de venir échanger avec leurs deux intervenants sur ce thème. En effet, le Bélarus est la dernière dictature d’Europe et à ce titre, les Jeunes Européens veulent donner la parole aux Biélorusses.

Aleksey Doval, journaliste biélorusse et Florence Mardirossian, observatrice des élections en Biélorussie pour l’OSCE et le Ministère des Affaires Etrangères, experte en géostratégie et spécialiste du monde russophone seront présents pour vous présenter la situation au Bélarus aujourd’hui. Les questions liées à la démocratie ainsi que les questions d’ordre stratégique seront abordées.

Les Jeunes Européens – Lyon seront heureux de vous accueillir à partir de 18h15 dans l’ambiance conviviale de l’Ôtentik Café (25 rue Saint Jérôme, 69007).

lukashenkored2009small1A noter que dans la nuit du 18 au 19 mars, les Jeunes Européens – Lyon et Amnesty International iront poser des bâillons sur les statues lyonnaises, comme dans les 100 villes européennes participantes, pour protester symboliquement contre la répression et le mutisme imposé de l’opposition au Bélarus.

CAFE EUROPEEN

La démocratie en Biélorussie

JEUDI 19 MARS à 18h30

Ôtentik Café

25, rue Saint Jérôme

69007 LYON

(Métro Jean Macé)

It’s time for change, it’s time for a free Belarus !

Nous fêterons mercredi 18 mars 2009 le triste anniversaire de la réélection d’Aleksandr Lukashenko à la présidence.

Souvenez-vous, c’était en 2006, un vent d’espoir soufflait sur l’Europe de l’est : suite à la révolution de Velours et à la révolution orange, on s’imaginait qu’un dénouement similaire pourrait faire naître la Biélorussie à la démocratie.

Mais le 19 mars, il a bien fallu prendre acte de la persistance des fraudes, des pressions, des intimidations, des perquisitions, des arrestations…Le Conseil de l’Europe et l’OSCE s’élèvent alors contre ces pratiques dictatoriales et décident de sanctions (interdiction de voyager pour Lukashenko et un certain nombre de hauts dignitaires) mais le CEI qualifie quant à lui le scrutin de transparent et Lukashenko, réélu avec 82% des voix, reste à la tête du pays.

lukashenkored2009smallOr, en l’espace de trois ans, rien n’a vraiment changé. L’OSCE, à l’occasion des législatives de septembre 2008, dénonce à nouveau l’écart entre le déroulement des élections et les standards démocratiques. Par ailleurs, au-delà même des fraudes relevées lors des scrutins, l’absence d’état de droit, la violation des libertés fondamentales et l’autarcie restent des réalités quotidiennes dans le pays.

Dès lors, militant pour une Europe démocratique, les Jeunes Européens – Lyon, en parallèle avec plus de 100 autres villes européennes, dénonceront et condamneront symboliquement la répression qu’exerce Aleksandr Lukashenko sur le peuple et l’opposition biélorusse en bâillonnant les statues lyonnaises le mercredi 18 mars au soir.

Benoît Courtin, Président des Jeunes Européens – Lyon déclare que « le 18 mars 2009, la jeunesse européenne rappellera à ses chefs d’Etat et à la société civile que l’Europe n’est malheureusement pas un continent sans dictature. »

Logo des Jeunes Européens - Fédéralistes

Logo des Jeunes Européens - Fédéralistes

La situation en Biélorussie est un exemple de l’échec de la politique étrangère européenne en tant que promoteur de la démocratie et de la liberté. L’UE est aujourd’hui incapable de parler d’une seule voix au niveau mondial. Cette situation doit changer rapidement pour enfin pouvoir promouvoir efficacement les valeurs de l’Union Européenne.

Les Jeunes Européens – Lyon attristés par la mort de Bronislaw Geremek

Les Jeunes Européens – Lyon tiennent à saluer la mémoire de Bronislaw Geremek, qui est un symbole fort de la réussite de l’unification européenne.

 

Bronislaw Geremek, né en 1932 à Varsovie, était un personnage doué d’une incroyable combativité et d’un très grand courage pour faire valoir les valeurs de liberté, de démocratie et de respect des droits civils.

A la suite d’études partagées entre l’université de Varsovie et l’Ecole Pratique des Hautes Etudes à Paris à la fin des années 1950 et pendant les années 1960, il est devenu Professeur d’histoire médiévale à l’Université de Varsovie. Il était la référence en matière de civilisation européenne du Moyen-Âge.

Sa vie politique fut toute aussi riche qu’incontournable pour la destinée de la Pologne. En 1980, en tant que conseiller spécial de Lech Walesa, il a été cosignataire des accords de Gdansk fondant le syndicat Solidarnosc avant d’être victime de la répression communiste et subir deux ans et demi d’emprisonnement de 1981 à 1984. En 1989, il participa à la table ronde entre le parti communiste et l’opposition au moment de la transition de la Pologne vers la démocratie. La même année, il fut élu député de Pologne et occupa le poste de Président de la Commission des affaires étrangères de la Diète. En 1997, il fut appelé au poste de Ministre des Affaires Etrangères et oeuvra pendant 3 ans pour l’adhésion de son pays à l’Union Européenne. C’est sous les couleurs du parti (UW-PD) qu’il a fondé qu’il a été élu député européen en 2004 et qu’il failli devenir Président du Parlement Européen face à Josep Borell. Il avait en effet recueilli plus de voix que le nombre de députés membres des groupes parlementaires qui le soutenaient : les Verts et ALDE. On se souviendra aussi de son combat contre la loi de lustration des frères Kascynzski en 2007 où il fut même menacé d’être destitué de son poste de député européen. Le Parlement Européen l’a alors soutenu avec ferveur. Quelque mois plus tard, la Cour Constitutionnelle polonaise annonça l’illégalité de la mesure.

Récompensé par de nombreuses distinctions tout au long de sa vie comme le Prix International Charlemagne pour son engagement pour l’unification européenne, il a aussi été fait, en France, Officier de la Légion d’honneur et Commandeur de l’Ordre national du mérite.

Il a aussi été Président de l’OSCE, président de la Fondation Jean Monnet pour l’Europe, enseignant au Collège d’Europe de Bruges et fondateur du Collège d’Europe de Natolin près de Varsovie et aussi pendant ses études, directeur du centre de civilisation polonaise de l’université de Paris Sorbonne.

 

M. Geremek était venu à Lyon le 21 juin dernier pour les Etats Généraux de l’Europe où il avait présenté son attachement à l’Union Européenne. Il avait en effet expliqué que l’U.E. représentait pour lui une chance en tant que citoyen d’un ancien pays du bloc soviétique. Il avait rappelé toute l’importance de la liberté de circulation, « cette formidable capacité de traverser les frontières » qui n’était pas imaginable il y a encore 25 ans en Pologne.

 

Les Jeunes Européens regrettent la perte d’un grand homme pour la Pologne et pour l’Europe.

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