Changements de Présidents en Allemagne, en Pologne et en Hongrie

Bronislaw Komorowski

Bronislaw Komorowski (Plateforme civique, PO) a été élu Président de la République de Pologne à l’issue du 2ème tour de l’élection présidentiellequi s’est tenue le  4 juillet. Selon les résultats officiels, M. Komorowski a recueilli 53,01% des voix alors que M. Kaczynski, frère jumeau du président décédé dans le krach de son Tupolev, en a obtenu 46,99%. Le taux de participation, facteur-clé en cette période de vacances, a été de 55% seulement.

Pal Schmitt

Le 29 juin, le parlement hongrois a élu Pal Schmitt, soutenu par le parti Fidesz du nouveau Premier ministre Viktor Orban, comme nouveau chef de l’Etat, une fonction essentiellement honorifique en Hongrie. Pal Schmitt, 68 ans, a recueilli 263 voix, tandis que 59 députés ont voté pour Andras Balogh et 44 autres se sont abstenus. Il prendra ses fonctions le 6 août 2010.

En Allemagne, Christian Wulff, candidat de la coalition gouvernementale dirigée par la Chancelière Angela Merkel rassemblant l’Union chrétienne-démocrate (CDU/CSU) et le Parti libéral-démocrate (FDP), a remporté l’élection présidentielle qui s’est déroulée le 30 juin.

Christian Wulff

Il a été élu au 3ème tour de scrutin par 625 voix sur 1 244 délégués de l’Assemblée fédérale allemande (Bundesversammlung) qui regroupe 612 membres du Bundestag, Chambre basse du Parlement, et un nombre égal d’élus des 16 Länder, députés des Parlements régionaux ou personnalités de la société civile. Le candidat du Parti social-démocrate (SPD) et des Verts, Joachim Gauck, a recueilli 494 suffrages. 121 délégués, notamment ceux du Parti de gauche (Die Linke), se sont abstenus.

Le retour de Viktor Orban en Hongrie

Viktor Orban

L’Alliance des jeunes démocrates (Fidesz) a réussi son pari et obtient la majorité des deux tiers au Parlement hongrois à l’issue du 2ème tour des élections législatives du 25 avril, un fait sans précédent en Europe centrale et orientale. La FIDESZ remporte 263 sièges, soit 5 sièges de plus que la majorité des deux tiers. Le Parti socialiste (MSZP), au pouvoir depuis 8 ans, qui était conduit par Attila Mesterhazy, est le grand perdant en remportant  seulement 59 sièges.

Le scrutin a été marqué par la percée du parti d’extrême droite, le Mouvement pour une meilleure Hongrie (Jobbik), emmené par Gabor Vona et qui remporte 47 sièges à l’Orszaggyules (Parlement). Enfin, le parti Faire de la politique autrement (LMP), formation sensible à l’écologie, obtient 16 sièges.

Le taux de participation a été, au 2ème tour, nettement inférieur à celui enregistré lors du 1er tour du 11 avril dernier. Moins de la moitié des 2,5 millions d’électeurs concernés par le scrutin se sont rendus aux urnes (44,17%, soit – 20,12 points). De nombreuses personnes ont pu penser que les jeux étaient faits, la FIDESZ ayant remporté la majorité absolue dès le 1er tour.

Le parti compte ainsi diviser par deux le nombre des députés nationaux, réduire le nombre des élus locaux ou encore modifier les lois sur la presse, une mesure qui suscite d’ores et déjà l’inquiétude des autres partis qui y voient une menace pour la liberté de la presse. La FIDESZ a promis d’accorder la double nationalité (et donc le droit de vote) à plus de 3 millions de Hongrois vivant dans les Etats voisins, une mesure qui pourrait s’avérer difficile à appliquer dans certains pays – par exemple en Ukraine – qui interdisent la double nationalité. 1,4 million de Hongrois vivent en Roumanie, 520 000 en Slovaquie, 293 000 en Serbie, 156 000 en Ukraine  et quelques 50 000 répartis entre l’Autriche, la Croatie et la Slovénie.

Âgé de 47 ans, Viktor Orban est diplômé de droit. Il a participé à la fondation de son parti :  la FIDESZ. En 1990, il est élu député au Parlement. Mais c’est en 1998 que Viktor Orban devient, à 35 ans, le plus jeune Premier ministre d’Europe.

Sous son impulsion, la Hongrie prendra la Présidence du Conseil de l’Union européenne au 1er semestre de l’année 2011 derrière la Belgique, avant de passer le relai à la Pologne au 1er juillet 2011. Achevant ainsi le trio Espagne-Belgique-Hongrie, une des orientations déjà annoncée de cette présidence sera la promotion de la diversité culturelle et linguistique.

Biélorussie : Les Jeunes Européens se mobilisent contre la dictature

Pour la cinquième année consécutive, des jeunes de toute l’Europe se mobiliseront le soir du 18 mars, pour marquer leur soutien au peuple biélorusse et à ses dissidents, victimes de la dernière dictature d’Europe.

A l’instigation des Jeunes Européens Fédéralistes (JEF-Europe), association regroupant 25 000 jeunes de tous les pays européens, les militants descendront dans les rues de leur ville, bâillonneront les statues emblématiques en signe de soutien au peuple biélorusse, et mettront en commun en temps réel les photos prises de ces actions sur leur site : http://www.jef.eu.

Cette action, symbolisée par le slogan : “Europe – it’s time for freedom! Stop Lukashenko!”, sera, comme chaque année réalisée le 18 mars, date anniversaire de la réélection plus que contestable en 2006 du président Aleksandr Lukashenko.

En France, cette manifestation sera organisée par les Jeunes Européens, section française de la JEF-Europe et section jeune du Mouvement Européen, comptant plus d’un millier de militants répartis dans une vingtaine de sections locales à travers tout le pays.

Avec des actions menées dans plus de 120 villes à travers le monde en 2009, cette action continue de gagner en visibilité. Comme chaque année, elle sera relayée au sein des médias d’opposition biélorusses et constitue un rendez-vous attendu par ses dissidents, qui peuvent y voir le signe que les peuples européens ne les oublient pas. Elle est l’occasion de rappeler l’attachement de l’Europe au respect des valeurs fondamentales de la démocratie et des droits de l’Homme.

Enfin, à l’heure où, en France, ceux qui ont un droit de vote libre ne l’utilisent pas, le deuxième message que nous souhaitons véhiculer est un appel à la mobilisation électorale. Un peuple européen ne dispose pas encore d’élections libres. Montrons-leur que la démocratie est une belle chose. En attendant que les Biélorusses puissent emprunter sans aucune pression le chemin des bureaux de vote, les Jeunes Européens – Lyon appellent à une mobilisation des jeunes ce dimanche, notamment pour faire barrages aux idées nationalistes, xénophobes et liberticides.

Présidentielles en Croatie : Josipovic a gagné

M. Josipovic a obtenu 60,29 % des voix au second tour des élections présidentielles qui se sont tenues le dimanche 10 janvier 2010. Son adversaire, le maire de Zagreb Milan Bandic, a recueilli 39,71 %.

Ivo Josipovic (52 ans) est professeur de droit international et compositeur de musique. Auteur d’une quarantaine d’oeuvres et de nombreux albums, il a qualifié son élection de “symphonie victorieuse”.

Ivo Josipovic

Josipovic s’est engagé à soutenir la politique de réforme et de lutte anti-corruption de la Premier ministre Jadranka Kosor. Ces deux axes seront nécessaires à Zagreb pour répondre aux attentes de l’Union européenne en vue de l’adhésion. “Je veux une lutte sans compromission contre la corruption et le crime organisé. C’est ce que j’ai promis et c’est ce que nous construirons”, a dit Josipovic sous les acclamations de ses partisans.

M. Josipovic succédera donc à Stipe Mesic, 75 ans, au pouvoir depuis 2000. Le Parti social démocrate peut être fier de cette élection car les deux protagonistes du second tour sont issus de ce parti. Mais c’est le candidat officiel qui l’a emporté sur le candidat dissident.

Les prérogatives présidentielles d’Ivo Josipovic seront limitées. Chef des armées, il jouera un rôle en matière de politique étrangère, mais l’essentiel des pouvoirs reste entre les mains du gouvernement. Le nouveau président devra cohabiter avec la Premier Ministre, Jadranka Kosor, successeur de M. Sanader. Malgré les scandales impliquant son parti (le HDZ), celle-ci est parvenue à émerger comme une personnalité populaire, décidée à faire le ménage.

Les élections législatives sont prévues fin 2011, mais de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer leur tenue anticipée. La Croatie, en effet, n’a pas de temps à perdre. Pays candidat à l’intégration à l’Union Européenne, la Croatie devra surmonter le peu d’appétit au sein de l’UE pour un nouvel élargissement orienté vers les Balkans. Ceci ne pourra être surmonté qu’avec un dossier impeccable présenté par Zagreb.

Résultats des législatives en Grèce

Georges Papandreou

Georges Papandreou

Après cinq ans avec les conservateurs au pouvoir en Grèce, les socialistes du PASOK (le mouvement socialiste panhellénique) emmenés par Georges Papandreou, ont remporté les élections législatives qui se sont tenues le dimanche 4 octobre 2009. Kostas Karamanlis qui avait convoqué des élections anticipées pour faire passer une politique d’austérité face à la crise a donc été désavoué par le peuple hellénique.

Ce sont 10 millions de Grecs qui étaient appelés à voter le 4 octobre pour renouveler leur Parlement. Résultat : le chef de l’opposition socialiste Georges Papandreou rafle la victoire avec 43,6% des voix, contre 35% pour les conservateurs de la Nouvelle Démocratie, le parti du Premier ministre de droite sortant. Les socialistes disposent de 160 sièges sur 300 au Parlement.

drapeau GrèceLe Premier ministre Kostas Karamanlis a reconnu la défaite de son camp et a souhaité bonne chance à son rival socialiste. “Je tiens à féliciter George Papandréou pour sa victoire. Comme chaque Grec, j’espère qu’il réussira dans le grand défi qui l’attend dans ces circonstances difficiles”, a-t-il déclaré aux journalistes. “J’assume la responsabilité de la défaite et déclenche la procédure pour l’élection d’un nouveau président du parti”.

Les deux hommes affichaient des programmes opposés pour résorber un déficit budgétaire béant et une dette publique qui échappe à tout contrôle. Tandis que Kostas Karamanlis prônait deux années d’austérité, George Papandreou, plaidait pour un alourdissement de la fiscalité sur les plus hauts revenus, proposant d’injecter trois milliards d’euros dans l’économie pour relancer la croissance et alimenter les recettes publiques.

Kostas Karamanlis

Kostas Karamanlis

Arrivé au pouvoir en 2004, réélu en 2007, Kostas Karamanlis a appelé à mi-mandat, début septembre, à des élections législatives anticipées, faisant valoir la nécessité d’un mandat clair pour adopter les mesures d’austérité qu’il préconise face aux conséquences de la crise économique mondiale.

Voir notre article du 3 septembre.

Résultats de l’élection du 4 octobre 2009 :

- PASOK : 43,9%, 160 sièges

- ND : 33,5%, 91 sièges

- KKE (Parti Communiste) : 7,5% , 21 sièges

- LAOS (Alarme Orthodoxe Populaire – extrême droite) : 5,6%, 15 sièges

- SYRIZA (Coalition de la gauche radicale) : 4,6%, 13 sièges

- Les Verts : 2,5%, pas de siège.

Barroso certainement reconduit

Jose Manuel Duraõ Barroso

Jose Manuel Duraõ Barroso

Les présidents de groupe politique au Parlement Européen ont tranché : le vote sur la reconduction de José Manul Duraõ Barroso aura bien lieu le mercredi 16 septembre. Et la reconduction ne fait guère de mystère. L’ancien Premier Ministre portugais devrait l’emporter avec environ 315 voix (alors qu’il n’en avait obtenues 100 de plus pour son premier mandat).

Cette reconduction intervient grâce à un manque de stratégie du côté des politiciens européens opposés à Barroso. En effet, on sait que la gauche unitaire, les verts, les socialistes et les démocrates étaient plutôt opposés à une deuxième Commission Barroso. Mais ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord pour faire barrage. Tous avaient une proposition… différente. Lire la suite »

Un député européen non inscrit veut faire annuler l’élection du 7 juin

Le député européen Jean-Marie Le Pen (NI, FR) a déposé un recours contre les élections européennes dans la circonscription Sud Est de la France.

Le leader de l’extrême droite reproche la participation de trois candidats, Dominique Vlasto, Vincent Peillon et Jean-Luc Bennahmias, à un colloque organisé par l’Association Française du Conseil des Communes et Régions d’Europe à Draguignan, colloque auquel des représentants d’autres listes n’ont pas été invité. Certainement vexé de ne pas avoir été invité, l’homme a demandé au Conseil d’État de reconnaître que l’organisation de cette manifestation constitue un avantage en nature d’une personne morale à une campagne électorale. Cet avantage est sanctionné par le Code Electoral et serait susceptible d’entraîner le rejet du compte de campagne des listes conduites par Françoise Grossetête, Vincent Peillon et Jean-Luc Bennahmias.

Le vieil homme espère ainsi faire invalider l’élection de ces listes favorables à la construction européenne. Le parti d’extrême droite a perdu un siège dans cette circonscription à l’occasion des élections du 7 juin. Il s’agit peut-être plus d’une réaction d’intolérance aigüe aux résultats du 7 juin que d’un réel souci de faire primer le droit électoral.

Les Vice-présidents du Parlement Européen

Aujourd’hui mardi 14 juillet, après avoir porté Jerzy Buzek à la tête du Parlement Européen, les députés européens ont élus leurs Vice-présidents.

3 Vice-présidents ont été élus au 1er tour de scrutin :

- M. Giovanni PITTELLA (IT, S&D)

- Mme Rodi KRATSA-TSAGARAPOULOU (EL, PPE)

- M. Stavros LAMBRINIDIS (EL, S&D)

Aucun des candidats restant n’a obtenu la majorité des suffrages au second tour.

A l’issu du troisième tour, ont finalement été élus :

- Mme Roberta ANGELILLI (IT, PPE)

- Mme Isabelle DURANT (BE, Verts/ALE)

- Mme Silvana KOCH-MEHRIN (DE, ADLE)

- M. Edward McMILLAN-SCOTT (UK, ECR)

- M. Miguel Ángel MARTÌNEZ MARTÌNEZ (ES, S&D)

- Mme Dagmar ROTH-BEHRENDT (DE, S&D)

- M. Libor ROUCEK (CZ, S&D)

- M. Pàl SCHMITT (HU, PPE)

- M. Àlejo VIDAL-QUADRAS (ES, PPE)

- Mme Diana WALLIS (UK, ALDE)

- M. Rainer WIELAND (DE, PPE)

Seul Michal Tomasz KAMINSKI, un polonais en provenance du groupe des conservateurs, n’aura pas été élu.

Outre le Polonais à la Présidence, on retrouve aux vice-présidences trois Allemands, deux Britanniques, deux Italiens, deux Espagnols, deux Grecs, une Belge, un Tchèque et un Hongrois.

Au niveau des Partis : 6 PPE (dont le Président), 5 S&D, 2 ALDE, 1 Verts/ALE et 1 ECR.

Résultats des législatives en Bulgarie

Drapeau de la Bulgarie

Drapeau de la Bulgarie

La Bulgarie organisait les élections législatives le 5 juillet dernier, un mois après le scrutin européen. Les élections européennes étaient favorables au GERB, le Mouvement des citoyens pour le développement européen de la Bulgarie. Il en a été de même pour les législatives.

Le GERB a obtenu à ces législatives 39,71% des voix. Il arrive loin devant le Parti socialiste bulgare du Premier Ministre sortant Sergueï Stanichev qui n’obtient que 17,70%. En troisième position, on retrouve le Mouvement des Droits et des libertés, le parti de la minorité turque, avec 14,46%. La quatrième force du pays est le parti d’extrême droite turcophobe, homophobe et antisémite Ataka qui s’octroie 9,36% des voix. Le cinquième parti à l’issu du scrutin sera le parti qui participera sans aucun doute à la nouvelle coalition de gouvernement. Il s’agit de la “Coalition Bleue”, héritière de l’Union des forces démocratiques, sorte de Solidarnosc à la bulgare, qui obtient 6,76%.

Le parti de l’ancien roi et Premier Ministre Siméon II, le Mouvement national pour la stabilité et l’essor, est le grand perdant du scrutin puisqu’il ne sera pas représenté dans la nouvelle assemblée.

Boïko Borisov

Boïko Borisov

Le nouveau premier ministre sera donc le maire de Sofia, Boïko Borisov, âgé de 50 ans. Mais cet homme, qualifié de populiste par de nombreux observateurs, fait parti de la frange eurosceptique de la politique bulgare. Il faut juste espérer que son allié dans la coalition, l’europhile Coalition bleue, lui remette les idées en place. Mais avec seulement 15 sièges contre 116 au GERB, ce n’est pas gagné ! Borisov est donc un homme à surveiller.

Le vote est une réponse aux énormes scandales de corruption qui ont bouleversé la Bulgarie depuis son adhésion à l’Union européenne en 2007, des scandales qui ont amené la Commission européenne à geler une bonne partie des fonds qui étaient destinés au pays. Le Parti Socialiste Bulgare n’a pas su stopper ce fléau qui touche toute la société bulgare. Et Borisov avait fait de cette lutte sa priorité.

Très populaire dès son apparition sur la scène politique bulgare en tant que chef de la police sous le gouvernement de l’ancien roi Siméon en 2001, Borisov s’impose surtout par son habilité à convaincre les masses qu’il est un homme d’action et par sa capacité à se montrer comme quelqu’un de simple, voire de vulgaire, et surtout pas élitiste. Une sorte de mélange entre Sarkozy, Berlusconi et W Bush !

Carton rouge au remaniement ministériel

cartonrouge2Après le discours du Chef de l’Etat à Versailles, on savait qu’un remaniement ministériel devait arriver dans la semaine. Ce fut chose faite ce mardi en début de soirée. Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée a annoncé les changements. Les Jeunes Européens – Lyon adressent un Carton rouge à ce remaniement.

Il n’est pas dans les compétences des Jeunes Européens – Lyon d’évoquer la politique purement nationale. Nous ne commenterons donc pas les choix faits en ce qui concerne la vie intérieure du pays. En revanche, nous nous estimons compétent pour commenter les nominations et les changements intervenants pour les postes européens.

Ainsi, Les Jeunes Européens – Lyon dénonce la nouvelle composition du gouvernement en ce que le Chef de l’État trahi ses intentions. En effet, les candidats de l’UMP, lors de la campagne électorale des européennes, s’étaient tous engagés à siéger au Parlement Européen. En réalité cet engagement n’aura pas fait long feu.

Exemples : Brice Hortefeux et Nora Berra

Pour le premier, son élection “surprise” au Parlement Européen grâce au raz-de-marée de l’UMP dans la région Centre-Massif Central ne comptait soit disant pas dans l’engagement des candidats puisqu’il ne s’attendait pas à être élu. C’est un peu gonflé de se présenter aux citoyens pour ne pas être élu, mais soit, la crise économique et sociale étant là, il fallait conserver le ministre des affaires sociales à son poste. Et voilà qu’il est finalement écarté des affaires sociales pour retrouver un poste de ministre de l’intérieur ! La crise a donc bon dos !

La seconde, Nora Berra, élue députée européenne dans la circonscription Sud-Est. Elle était cinquième sur la liste de l’UMP. Élue conseillère municipale dans le 8ème arrondissement de Lyon, elle y siège dans l’opposition. La voici nommée Secrétaire d’État chargée des aînés. Exit Strasbourg, bonjour Paris. Quel respect de ses engagements ! Preuve est faite que l’Europe ne l’intéressait finalement pas. A retenir !

Enfin, la bonne idée d’avoir nommé un germanophile aux affaires européennes n’aura pas duré longtemps. Bruno Le Maire hérite du poste de Michel Barnier à l’agriculture et laisse donc le réchauffement des relations Sarkozy-Merkel à quelqu’un d’autre. Alors qu’il faisait plutôt un travail satisfaisant au Quai d’Orsay aux côtés de Bernard Kouchner, Bruno Le Maire est remplacé par Pierre Lellouche, député de Paris. Pierre Lellouche était favorable à une intervention militaire de la France en Irak en 2003 et a été président de l’assemblée parlementaire de l’OTAN. Un Atlantiste aux affaires européennes, est-ce une bonne nouvelle ? Nous sommes en droit de nous poser la question !

logo_jelyonPour tous ces motifs, Les Jeunes Européens – Lyon adressent un Carton rouge au remaniement ministériel. Ce remaniement nie complètement les engagements européens de la majorité présidentielle et en ce sens, c’est une mauvaise nouvelle pour la visibilité et la compréhension de l’Europe par les citoyens.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.