Résultats des législatives en Grèce

Georges Papandreou

Georges Papandreou

Après cinq ans avec les conservateurs au pouvoir en Grèce, les socialistes du PASOK (le mouvement socialiste panhellénique) emmenés par Georges Papandreou, ont remporté les élections législatives qui se sont tenues le dimanche 4 octobre 2009. Kostas Karamanlis qui avait convoqué des élections anticipées pour faire passer une politique d’austérité face à la crise a donc été désavoué par le peuple hellénique.

Ce sont 10 millions de Grecs qui étaient appelés à voter le 4 octobre pour renouveler leur Parlement. Résultat : le chef de l’opposition socialiste Georges Papandreou rafle la victoire avec 43,6% des voix, contre 35% pour les conservateurs de la Nouvelle Démocratie, le parti du Premier ministre de droite sortant. Les socialistes disposent de 160 sièges sur 300 au Parlement.

drapeau GrèceLe Premier ministre Kostas Karamanlis a reconnu la défaite de son camp et a souhaité bonne chance à son rival socialiste. “Je tiens à féliciter George Papandréou pour sa victoire. Comme chaque Grec, j’espère qu’il réussira dans le grand défi qui l’attend dans ces circonstances difficiles”, a-t-il déclaré aux journalistes. “J’assume la responsabilité de la défaite et déclenche la procédure pour l’élection d’un nouveau président du parti”.

Les deux hommes affichaient des programmes opposés pour résorber un déficit budgétaire béant et une dette publique qui échappe à tout contrôle. Tandis que Kostas Karamanlis prônait deux années d’austérité, George Papandreou, plaidait pour un alourdissement de la fiscalité sur les plus hauts revenus, proposant d’injecter trois milliards d’euros dans l’économie pour relancer la croissance et alimenter les recettes publiques.

Kostas Karamanlis

Kostas Karamanlis

Arrivé au pouvoir en 2004, réélu en 2007, Kostas Karamanlis a appelé à mi-mandat, début septembre, à des élections législatives anticipées, faisant valoir la nécessité d’un mandat clair pour adopter les mesures d’austérité qu’il préconise face aux conséquences de la crise économique mondiale.

Voir notre article du 3 septembre.

Résultats de l’élection du 4 octobre 2009 :

- PASOK : 43,9%, 160 sièges

- ND : 33,5%, 91 sièges

- KKE (Parti Communiste) : 7,5% , 21 sièges

- LAOS (Alarme Orthodoxe Populaire – extrême droite) : 5,6%, 15 sièges

- SYRIZA (Coalition de la gauche radicale) : 4,6%, 13 sièges

- Les Verts : 2,5%, pas de siège.

Barroso certainement reconduit

Jose Manuel Duraõ Barroso

Jose Manuel Duraõ Barroso

Les présidents de groupe politique au Parlement Européen ont tranché : le vote sur la reconduction de José Manul Duraõ Barroso aura bien lieu le mercredi 16 septembre. Et la reconduction ne fait guère de mystère. L’ancien Premier Ministre portugais devrait l’emporter avec environ 315 voix (alors qu’il n’en avait obtenues 100 de plus pour son premier mandat).

Cette reconduction intervient grâce à un manque de stratégie du côté des politiciens européens opposés à Barroso. En effet, on sait que la gauche unitaire, les verts, les socialistes et les démocrates étaient plutôt opposés à une deuxième Commission Barroso. Mais ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord pour faire barrage. Tous avaient une proposition… différente. Lisez la suite de cette entrée »

Un député européen non inscrit veut faire annuler l’élection du 7 juin

Le député européen Jean-Marie Le Pen (NI, FR) a déposé un recours contre les élections européennes dans la circonscription Sud Est de la France.

Le leader de l’extrême droite reproche la participation de trois candidats, Dominique Vlasto, Vincent Peillon et Jean-Luc Bennahmias, à un colloque organisé par l’Association Française du Conseil des Communes et Régions d’Europe à Draguignan, colloque auquel des représentants d’autres listes n’ont pas été invité. Certainement vexé de ne pas avoir été invité, l’homme a demandé au Conseil d’État de reconnaître que l’organisation de cette manifestation constitue un avantage en nature d’une personne morale à une campagne électorale. Cet avantage est sanctionné par le Code Electoral et serait susceptible d’entraîner le rejet du compte de campagne des listes conduites par Françoise Grossetête, Vincent Peillon et Jean-Luc Bennahmias.

Le vieil homme espère ainsi faire invalider l’élection de ces listes favorables à la construction européenne. Le parti d’extrême droite a perdu un siège dans cette circonscription à l’occasion des élections du 7 juin. Il s’agit peut-être plus d’une réaction d’intolérance aigüe aux résultats du 7 juin que d’un réel souci de faire primer le droit électoral.

Les Vice-présidents du Parlement Européen

Aujourd’hui mardi 14 juillet, après avoir porté Jerzy Buzek à la tête du Parlement Européen, les députés européens ont élus leurs Vice-présidents.

3 Vice-présidents ont été élus au 1er tour de scrutin :

- M. Giovanni PITTELLA (IT, S&D)

- Mme Rodi KRATSA-TSAGARAPOULOU (EL, PPE)

- M. Stavros LAMBRINIDIS (EL, S&D)

Aucun des candidats restant n’a obtenu la majorité des suffrages au second tour.

A l’issu du troisième tour, ont finalement été élus :

- Mme Roberta ANGELILLI (IT, PPE)

- Mme Isabelle DURANT (BE, Verts/ALE)

- Mme Silvana KOCH-MEHRIN (DE, ADLE)

- M. Edward McMILLAN-SCOTT (UK, ECR)

- M. Miguel Ángel MARTÌNEZ MARTÌNEZ (ES, S&D)

- Mme Dagmar ROTH-BEHRENDT (DE, S&D)

- M. Libor ROUCEK (CZ, S&D)

- M. Pàl SCHMITT (HU, PPE)

- M. Àlejo VIDAL-QUADRAS (ES, PPE)

- Mme Diana WALLIS (UK, ALDE)

- M. Rainer WIELAND (DE, PPE)

Seul Michal Tomasz KAMINSKI, un polonais en provenance du groupe des conservateurs, n’aura pas été élu.

Outre le Polonais à la Présidence, on retrouve aux vice-présidences trois Allemands, deux Britanniques, deux Italiens, deux Espagnols, deux Grecs, une Belge, un Tchèque et un Hongrois.

Au niveau des Partis : 6 PPE (dont le Président), 5 S&D, 2 ALDE, 1 Verts/ALE et 1 ECR.

Résultats des législatives en Bulgarie

Drapeau de la Bulgarie

Drapeau de la Bulgarie

La Bulgarie organisait les élections législatives le 5 juillet dernier, un mois après le scrutin européen. Les élections européennes étaient favorables au GERB, le Mouvement des citoyens pour le développement européen de la Bulgarie. Il en a été de même pour les législatives.

Le GERB a obtenu à ces législatives 39,71% des voix. Il arrive loin devant le Parti socialiste bulgare du Premier Ministre sortant Sergueï Stanichev qui n’obtient que 17,70%. En troisième position, on retrouve le Mouvement des Droits et des libertés, le parti de la minorité turque, avec 14,46%. La quatrième force du pays est le parti d’extrême droite turcophobe, homophobe et antisémite Ataka qui s’octroie 9,36% des voix. Le cinquième parti à l’issu du scrutin sera le parti qui participera sans aucun doute à la nouvelle coalition de gouvernement. Il s’agit de la “Coalition Bleue”, héritière de l’Union des forces démocratiques, sorte de Solidarnosc à la bulgare, qui obtient 6,76%.

Le parti de l’ancien roi et Premier Ministre Siméon II, le Mouvement national pour la stabilité et l’essor, est le grand perdant du scrutin puisqu’il ne sera pas représenté dans la nouvelle assemblée.

Boïko Borisov

Boïko Borisov

Le nouveau premier ministre sera donc le maire de Sofia, Boïko Borisov, âgé de 50 ans. Mais cet homme, qualifié de populiste par de nombreux observateurs, fait parti de la frange eurosceptique de la politique bulgare. Il faut juste espérer que son allié dans la coalition, l’europhile Coalition bleue, lui remette les idées en place. Mais avec seulement 15 sièges contre 116 au GERB, ce n’est pas gagné ! Borisov est donc un homme à surveiller.

Le vote est une réponse aux énormes scandales de corruption qui ont bouleversé la Bulgarie depuis son adhésion à l’Union européenne en 2007, des scandales qui ont amené la Commission européenne à geler une bonne partie des fonds qui étaient destinés au pays. Le Parti Socialiste Bulgare n’a pas su stopper ce fléau qui touche toute la société bulgare. Et Borisov avait fait de cette lutte sa priorité.

Très populaire dès son apparition sur la scène politique bulgare en tant que chef de la police sous le gouvernement de l’ancien roi Siméon en 2001, Borisov s’impose surtout par son habilité à convaincre les masses qu’il est un homme d’action et par sa capacité à se montrer comme quelqu’un de simple, voire de vulgaire, et surtout pas élitiste. Une sorte de mélange entre Sarkozy, Berlusconi et W Bush !

Carton rouge au remaniement ministériel

cartonrouge2Après le discours du Chef de l’Etat à Versailles, on savait qu’un remaniement ministériel devait arriver dans la semaine. Ce fut chose faite ce mardi en début de soirée. Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée a annoncé les changements. Les Jeunes Européens – Lyon adressent un Carton rouge à ce remaniement.

Il n’est pas dans les compétences des Jeunes Européens – Lyon d’évoquer la politique purement nationale. Nous ne commenterons donc pas les choix faits en ce qui concerne la vie intérieure du pays. En revanche, nous nous estimons compétent pour commenter les nominations et les changements intervenants pour les postes européens.

Ainsi, Les Jeunes Européens – Lyon dénonce la nouvelle composition du gouvernement en ce que le Chef de l’État trahi ses intentions. En effet, les candidats de l’UMP, lors de la campagne électorale des européennes, s’étaient tous engagés à siéger au Parlement Européen. En réalité cet engagement n’aura pas fait long feu.

Exemples : Brice Hortefeux et Nora Berra

Pour le premier, son élection “surprise” au Parlement Européen grâce au raz-de-marée de l’UMP dans la région Centre-Massif Central ne comptait soit disant pas dans l’engagement des candidats puisqu’il ne s’attendait pas à être élu. C’est un peu gonflé de se présenter aux citoyens pour ne pas être élu, mais soit, la crise économique et sociale étant là, il fallait conserver le ministre des affaires sociales à son poste. Et voilà qu’il est finalement écarté des affaires sociales pour retrouver un poste de ministre de l’intérieur ! La crise a donc bon dos !

La seconde, Nora Berra, élue députée européenne dans la circonscription Sud-Est. Elle était cinquième sur la liste de l’UMP. Élue conseillère municipale dans le 8ème arrondissement de Lyon, elle y siège dans l’opposition. La voici nommée Secrétaire d’État chargée des aînés. Exit Strasbourg, bonjour Paris. Quel respect de ses engagements ! Preuve est faite que l’Europe ne l’intéressait finalement pas. A retenir !

Enfin, la bonne idée d’avoir nommé un germanophile aux affaires européennes n’aura pas duré longtemps. Bruno Le Maire hérite du poste de Michel Barnier à l’agriculture et laisse donc le réchauffement des relations Sarkozy-Merkel à quelqu’un d’autre. Alors qu’il faisait plutôt un travail satisfaisant au Quai d’Orsay aux côtés de Bernard Kouchner, Bruno Le Maire est remplacé par Pierre Lellouche, député de Paris. Pierre Lellouche était favorable à une intervention militaire de la France en Irak en 2003 et a été président de l’assemblée parlementaire de l’OTAN. Un Atlantiste aux affaires européennes, est-ce une bonne nouvelle ? Nous sommes en droit de nous poser la question !

logo_jelyonPour tous ces motifs, Les Jeunes Européens – Lyon adressent un Carton rouge au remaniement ministériel. Ce remaniement nie complètement les engagements européens de la majorité présidentielle et en ce sens, c’est une mauvaise nouvelle pour la visibilité et la compréhension de l’Europe par les citoyens.

Elections en Islande

Le Parti de l’alliance social-démocrate a remporté les élections législatives anticipées en Islande en recueillant 29,79% des suffrages soit 20 sièges à l’Althing, (Chambre unique du Parlement). Son allié gouvernemental, le Mouvement de gauche-Les Verts, a obtenu 21,68% des voix, soit 14 sièges. La coalition gouvernementale sortante recueille au total 51,47% des suffrages, soit la majorité absolue, et remporte 34 des 63 sièges du Parlement. Cette coalition avait fait de l’adhésion à l’UE une de ses priorités.

Gasparovic reconduit en Slovaquie

GasparovicLe président slovaque sortant, Ivan Gasparovic, a été réélu avec 55,53% des voix, lors du 2e tour de l’élection présidentielle le 4 avril, face à son adversaire, Iveta Radicova, qui a obtenu 44,46% des voix. La participation a été plus élevée qu’au 1er tour, s’établissant à 51,67%, soit +8,04 par rapport au 21 mars dernier. Ivan Gasparovic s’est imposé dans le Nord de la Slovaquie tandis que sa rivale est arrivée en tête dans le Sud. Ivan Gasparovic devient le premier Président slovaque à être réélu à la tête de l’Etat depuis l’indépendance du pays en 1993. Son 2e mandat débutera officiellement le 15 juin prochain. Lisez la suite de cette entrée »

“L’équipe de France” de François Bayrou

logo-modem-carre-blancHier, lors de la Conférence Nationale du Mouvement Démocrate, François Bayrou a présenté ses 7 têtes de liste de métropole pour les européennes, mais pas seulement. Il a en effet présenté des duos ou des trios qui mèneront la campagne européenne dans chaque eurocirconscription. Bayrou appelle cela son “équipe de France” pour l’Europe. On retrouve des députés sortants mais aussi des personnalités en provenance de la “société civile” comme Robert Rochefort du Credoc, Jean-François Kahn ou encore Sylvie Goulard.

Sans plus attendre, voici les duos/trios de candidats :

SUD EST : Jean-Luc BENNAHMIAS, Fabienne FAURE, Gilles ARTIGUES

SUD OUEST : Robert ROCHEFORT, Anne LAPERROUZE

CENTRE : Jean-Marie BEAUPUY, Cherifa ADAISSI

GRAND EST : Jean-François KAHN, Nathalie GRIESBECK, Yann WEHRLING

ILE DE FRANCE : Marielle De SARNEZ, Bernard LEHIDEUX, Fadila MEHAL

GRAND OUEST : Sylvie GOULARD, Bruno JONCOUR

NORD : Corinne LEPAGE, Olivier HENNO.

Nous ne pouvons pas vous annoncer ces têtes de liste sans un petit mot sur Sylvie Goulard, notre Présidente du Mouvement Européen – France reconduite à son poste au mois de décembre par le Conseil National du Mouvement Européen. Elle a annoncé à tous ses adhérents qu’elle se mettait en retrait de la présidence pendant la campagne pour ne pas voiler l’indépendance d’action du Mouvement Européen et des Jeunes Européens pendant la phase de débats qui s’ouvre. Nous lui souhaitons néanmoins bonne chance et espérons qu’elle portera les valeurs européennes et fédéralistes au sein du Parlement Européen. A signaler aussi que le Mouvement Européen – France est un mouvement transpartisan, regroupant à sa tête Sylvie Goulard (MoDem), Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie), Alain Lamassoure (UMP) et Gaétan Gorce (PS).

bennahmiasProchainement sur ce blog, une mini biographie de Jean-Luc Bennahmias.