Nouveaux gouvernements en République Tchèque et en Slovaquie

Petr Necas

En République Tchèques, les trois partis de droite et centre-droit (Parti démocrate civique (ODS), TOP09 et Affaires publiques) se sont mis d’accord, le 30 juin, sur la composition du futur Gouvernement. Le chef de file de l’ODS, Petr Necas, avait été chargé par le Président Vaclav Klaus de former un nouveau gouvernement. Les dirigeants se sont entendus sur la répartition des portefeuilles ministériels. Miroslav Kalousek et Karel Schwarzenberg de TOP09 devraient respectivement occuper les fonctions de ministre des Finances et ministre des Affaires étrangères. Quant à l’ODS, elle devrait obtenir les portefeuilles de la Défense et de l’Industrie. Le Premier ministre tchèque désigné Petr Necas du Parti démocratique civique (ODS) a annoncé que l’objectif clé de son gouvernement sera d’engager les réformes économiques cruciales. Il travaille de “manière très intense” sur le projet de budget 2011 qui va procéder à des coupes d’environ 54 milliards de couronnes (2,1 milliards €) dans les dépenses, comparé au budget pour cette année.

Iveta Radicova

En Slovaquie, c’est une femme qui occupera les fonctions de Premier Ministre. Le président slovaque Ivan Gasparovic a nommé, jeudi 8 juillet, au poste de premier ministre la libérale Iveta Radicova, après la victoire d’une coalition de droite aux élections législatives du 12 juin. Mme Radicova dirigera une coalition de quatre partis de droite et centre-droite (SDKU-DS, SaS, KDH et MOST-HID) prônant la discipline budgétaire, qui dispose d’une majorité de 79 voix dans le Parlement monocaméral slovaque qui compte 150 sièges. Peu avant la nomination de la nouvelle chef du gouvernement, le premier ministre sortant Robert Fico avait présenté la démission de son gouvernement de centre-gauche.

Nouveau Premier Ministre en Roumanie

Lucian Croitoru

Lucian Croitoru

Le président roumain, Traian Basescu, a chargé, jeudi 15 octobre, un économiste indépendant, Lucian Croitoru, de former un nouveau gouvernement, avant des échéances cruciales pour Bucarest pour un prêt du Fonds monétaire international (FMI).

“J’ai décidé de désigner Lucian Croitoru au poste de premier ministre”, a déclaré M. Basescu lors d’une allocution télévisée. Actuellement conseiller du gouverneur de la banque centrale (BNR), M. Croitoru, 52 ans, avait été le représentant de la Roumanie auprès du Fonds monétaire international (FMI) entre 2003 et 2007.
Cette nomination a aussitôt été contestée par l’opposition, qui a menacé de saisir la Cour constitutionnelle.

info : lemonde.fr

Le gouvernement roumain est censuré

Emil Boc

Emil Boc

Le gouvernement roumain de centre-droit du premier ministre Emil Boc  est tombé, cet après-midi, après l’adoption d’une motion de censure de l’opposition. Cela intervient à moins d’un mois et demi de l’élection présidentielle.

“La motion de censure a été adoptée”, a déclaré le secrétaire du Parlement, Valeriu Zgonea, précisant que 254 députés et sénateurs ont voté pour la censure et 176 contre, alors que 236 voix étaient nécessaires pour l’adoption du projet de loi. C’est la première fois depuis 1990 qu’un gouvernement roumain tombe à la suite de l’adoption d’une motion de censure. “C’est un honneur pour un gouvernement de tomber alors qu’il promeut une réforme visant à annuler des privilèges”, a déclaré M. Boc, en référence à la réforme des retraites qu’il défendait avant ce vote.

Les deux formations d’opposition à l’origine de cette démarche, le Parti national libéral (PNL) et l’Union démocratique des Magyars (UDMR), rejoints par les sociaux-démocrates (PSD), lui reprochaient d’avoir mis en place un gouvernement “illégitime”, formé uniquement de ministres de son Parti démocrate-libéral (PDL). Le PSD avait quitté la coalition au pouvoir le 1er octobre, pour protester contre le limogeage de l’un de ses ministres. Il appartient désormais au président Traian Basescu, issu lui aussi du PDL, de nommer un nouveau premier ministre.

Traian Basescu

Traian Basescu

Les analystes n’excluent pas que M. Basescu charge à nouveau M. Boc de former un gouvernement, dont la durée de vie ne devrait pas dépasser l’élection présidentielle prévue en deux tours, les 22 novembre et 6 décembre.  Le Président n’est pas obligé de nommer une personnalité qui ferait l’unanimité parmi les partis d’opposition. En Roumanie, c’est le Président de la République qui fait les majorités et non les partis.

Cette censure pourrait avoir des conséquences importantes pour l’économie du pays qui doit recevoir une aide financière du FMI pour affronter la récession actuelle. “Si la Roumanie se retrouve à court de fonds pour payer les retraites et les salaires dans le secteur public, ce sera aussi votre responsabilité”, avait déclaré M. Boc à l’adresse des élus avant le vote.

Résultats des législatives en Bulgarie

Drapeau de la Bulgarie

Drapeau de la Bulgarie

La Bulgarie organisait les élections législatives le 5 juillet dernier, un mois après le scrutin européen. Les élections européennes étaient favorables au GERB, le Mouvement des citoyens pour le développement européen de la Bulgarie. Il en a été de même pour les législatives.

Le GERB a obtenu à ces législatives 39,71% des voix. Il arrive loin devant le Parti socialiste bulgare du Premier Ministre sortant Sergueï Stanichev qui n’obtient que 17,70%. En troisième position, on retrouve le Mouvement des Droits et des libertés, le parti de la minorité turque, avec 14,46%. La quatrième force du pays est le parti d’extrême droite turcophobe, homophobe et antisémite Ataka qui s’octroie 9,36% des voix. Le cinquième parti à l’issu du scrutin sera le parti qui participera sans aucun doute à la nouvelle coalition de gouvernement. Il s’agit de la “Coalition Bleue”, héritière de l’Union des forces démocratiques, sorte de Solidarnosc à la bulgare, qui obtient 6,76%.

Le parti de l’ancien roi et Premier Ministre Siméon II, le Mouvement national pour la stabilité et l’essor, est le grand perdant du scrutin puisqu’il ne sera pas représenté dans la nouvelle assemblée.

Boïko Borisov

Boïko Borisov

Le nouveau premier ministre sera donc le maire de Sofia, Boïko Borisov, âgé de 50 ans. Mais cet homme, qualifié de populiste par de nombreux observateurs, fait parti de la frange eurosceptique de la politique bulgare. Il faut juste espérer que son allié dans la coalition, l’europhile Coalition bleue, lui remette les idées en place. Mais avec seulement 15 sièges contre 116 au GERB, ce n’est pas gagné ! Borisov est donc un homme à surveiller.

Le vote est une réponse aux énormes scandales de corruption qui ont bouleversé la Bulgarie depuis son adhésion à l’Union européenne en 2007, des scandales qui ont amené la Commission européenne à geler une bonne partie des fonds qui étaient destinés au pays. Le Parti Socialiste Bulgare n’a pas su stopper ce fléau qui touche toute la société bulgare. Et Borisov avait fait de cette lutte sa priorité.

Très populaire dès son apparition sur la scène politique bulgare en tant que chef de la police sous le gouvernement de l’ancien roi Siméon en 2001, Borisov s’impose surtout par son habilité à convaincre les masses qu’il est un homme d’action et par sa capacité à se montrer comme quelqu’un de simple, voire de vulgaire, et surtout pas élitiste. Une sorte de mélange entre Sarkozy, Berlusconi et W Bush !

Jadranka Kosor, Premier ministre de Croatie

Jadranka Kosor

Jadranka Kosor

Le 30 juillet dernier, le Premier Ministre de Croatie, Ivo Sanader, annonçait qu’il quittait ses fonctions. Sans donner plus de raison, l’homme s’écarte seul du pouvoir croate où tant de choses sont à faire pour concrétiser l’adhésion à l’Union Européenne. Vendredi 3 juillet, le Président de la République de cet Etat des Balkans, Stipe Mesic, a désigné  une femme, Jadranka Kosor, comme Premier Ministre. Une prémière en Croatie !

Le Président Mesic a clarifié le mandat de la conservatrice Kosor. “J’attends du nouveau gouvernement la poursuite claire et ferme d’une politique pro-européenne”, a-t-il déclaré à la presse, avant d’ajouter : “la Croatie doit poursuivre les réformes déjà en cours, continuer à lutter contre la corruption et le crime organisé, et poursuivre sa coopération entière avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie”.

carte-croatieCe petit Etat situé entre la Slovénie, la Hongrie, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et la mer Adriatique est un pays officiellement candidat à l’entrée dans l’UE. Alors que la Slovénie bloque la poursuite des négociations à cause d’un litige sur leur frontière commune, Jadranka Kosor devra convaincre son voisin de cesser d’utiliser son véto pour ouvrir de nouveaux chapitres.

Pays riche de ses belles côtes et de ses innombrables îles, destination de vacances de plus en plus prisée des Européens, la Croatie n’en connait pas moins la crise économique. La banque centrale croate prévoit une récession de 4% du PIB au moins pour 2009. La nouvelle Premier Ministre a donc de nombreux sujets à traiter pour que son pays devienne le 28ème État de l’Union Européenne.

Changement de Premier Ministre en Lettonie

dombrovskisLe Président de la République Lettone a annoncé aujourd’hui le nom du nouveau Premier Ministre. Il s’agit de Valdis Dombrovskis, député européen PPE. Il succède à Ivars Godmanis qui avait annoncé sa démission il y a trois jours. Le Président Zatlers a justifié son choix de par les anciennes fonctions de Dombrovskis. Le nouveau Premier Ministre fut ministre des Finances de 2002 à 2004, et auparant économiste en chef de la banque centrale de Lettonie. Le choix d’un économiste est guidé par la crise économique qui touche gravement la Lettonie. Agé de 37 ans et diplômé de physique et d’économie, le nouveau premier ministre devra notamment réformer l’économie de  l’Etat balte tout en évitant les manifestations comme celles que Riga a connu au mois de Janvier.

Michel Rocard s’arrête

michel-rocard

Michel Rocard a fait savoir, mercredi 14 janvier, qu’il se retirait de la vie politique à la fin du mois.

Le député européen de la circonscription Sud Est (Rhône-Alpes, PACA, Corse), Michel Rocard, va quitter prématurément, fin janvier, son poste  au Parlement européen et ne briguera plus aucun mandat, a annoncé, hier, une porte-parole du groupe PSE. Michel Rocard, 79 ans, siégeait depuis quinze ans au Parlement européen.

Il sera remplacé par Bernard Soulage, vice-président de la région Rhône-Alpes aux transports et infrastructures. De nombreux députés européens, dont les présidents des groupes socialiste, Martin Schulz, et populaire, Joseph Daul, ainsi que le président de la Commission européenne, J.-M. Duraõ Barroso, ont participé mercredi 14 janvier à une réception en son honneur à Strasbourg, en marge de la session du Parlement européen.

Michel Rocard a notamment été Premier Ministre de 1988 à 1991 et premier secrétaire du Parti socialiste français entre 1993 et 1994. Au Parlement européen, Michel Rocard aura présidé trois commissions au cours de sa carrière d’eurodéputé : la commission du développement et de la coopération (1997-1999), celle de l’emploi et des affaires sociales (1999-2002) et celle de la culture, de la jeunesse, de l’éducation, des médias et des sports (2002-2004).

Les Jeunes Européens – Lyon saluent l’action du député européen et lui souhaite une bonne et paisible retraite.

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