Le groupe PSE grossit ses rangs


partito_democraticoLe Parti démocrate italien vient d’adhérer au groupe PSE. La conséquence est que le groupe des socialistes européens passe de 161 eurodéputés à 182.
Pourquoi ? C’est la politique italienne et la mise en place d’une résistance à Berlusconi qui vient de sceller le destin des amis de Francesco Rutelli à gauche. La Margherita, parti centriste co-fondateur, avec l’UDF à l’époque, du Parti Démocrate Européen, s’est fondue en 2006 dans le grand parti italien de centre-gauche : le Partito Democratico. Alors que jusqu’au 7 juin, les députés européens du Parti Démocrate Italien siégeaint dans deux groupes : ADLE pour la Margherita et PSE pour les autres (Democrazia di Sinistra notamment), le centre-gauche italien a enfin trouvé un accord. Et c’est donc avec le PSE que l’ensemble de la délégation siègera laissant derrière elle ses amis du Modem (6 députés). La question de la scission du groupe ADLE est donc plus que posée.

Il est en effet clair que nombre de députés italiens sortants se sentaient bien dans le groupe des démocrates (Gianluca Susta, Patrizia Toia pour ne parler que d’eux).

Sergio Cofferati
Sergio Cofferati

En revanche, pour quelqu’un comme Sergio Cofferati, tête de liste PD dans la circonscription Nord-Ouest (Lombardie, Piémont, Ligurie et Vallée d’Aoste), ancien président de la CGT italienne (CGIL) et maire sortant de la ville de Bologne alors élu sous les couleurs de Democrazia di Sinistra (les plus progressistes du feu Parti Communiste Italien), il n’était pas question de ne pas siéger avec les socialistes. Autre circonstance qui a conduit à ce choix : les 7 eurodéputés italiens élus sur les listes Italia dei valori iront siéger dans le groupe ADLE. Alors que le PD et IDV sont rivaux sur la tranche électorale de la gauche du centre, la clarté politique interne indiquait aux, désormais, sociaux-démocrates italiens de ne pas siéger avec eux à Bruxelles leur laissant le soin de siéger avec les libéraux.

PSELe PSE, donc, malgré ce gain de 21 sièges, reste cependant loin derrière le PPE et ses 264 sièges. D’autant que ce dernier ne désespère pas de récupérer, selon Jean Quatremer, les 25 « euro-torries » et les 9 eurodéputés tchèques de l’ODS si ceux-ci ne parviennent pas à fonder leur groupe eurosceptique. Dans ce cas, le PPE creuserait de nouveau l’écart, en glissant sur sa droite, et s’approcherait de la majorité absolue.

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