Jeunes Européens – Lyon

L’Estonie est en route vers la zone Euro

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Malgré la crise économique, l’attrait de la monnaie unique européenne semble intact : l’Estonie devrait devenir le 17ème Etat membre de la zone euro. Le petit Etat balte devrait abandonner la couronne estonienne le 1er janvier 2011. La plupart des députés européens saluent la dimension symbolique de cette adhésion et espèrent que cela donnera des idées à ses voisins.

Un déficit public de 1,7 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2009 et une dette publique s’élevant à 7 % du PIB : l’Estonie fait figure de bon élève de l’Union européenne alors que certains pays comme la Grèce, l’Espagne ou le Royaume-Uni doivent faire face à des déficits colossaux. En récompense, le petit Etat balte devrait donc accéder à la zone euro.

« C’est symbolique qu’un petit pays comme cela frappe à la porte de l’euro en ces temps de crise financière, économique et sociale », se réjouit le député maltais Edward Scicluna (S&D). Il prépare l’avis que le Parlement européen sera amené à rendre sur cette candidature et est soutenu dans sa

position par la majorité des députés européens de la commission parlementaire des affaires économiques et monétaires, qui se sont réunis le 20 mai.

L’Estonie respecte aujourd’hui l’ensemble des critères nécessaires pour entrer dans la zone euro :

« Si vous respectez les critères, vous pouvez rejoindre la zone euro » : c’est le message que l’Irlandais Gay Mitchell (PPE) espère que d’autres pays entendront.

Drapeau Estonien

L’ancien ministre des finances estonien Ivari Padar, aujourd’hui député européen (S&D), souligne que son pays a su prendre les mesures qui s’imposaient bien avant que l’UE ne les prône, et a ainsi pu maîtriser son déficit.

Un exemple à suivre donc ? Sans doute, si l’on en croit la plupart des parlementaires. Mais une voix dissonante se fait aussi entendre : « Les politiques économiques du gouvernement estonien ont mené à une augmentation du chômage (aujourd’hui à 20 %), à la baisse des salaires et à des inégalités sociales », déplore le Grec Nikolaos Chountis (GUE). Le débat sur le sens et le bien-fondé du Pacte de stabilité et de croissance n’est pas terminé.

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