Jeunes Européens – Lyon

Lutter contre la pêche illégale pour protéger nos ressources halieutiques

Publicités
Entre 11 et 26 millions de tonnes de poisson sont pêchées illégalement chaque année dans le monde, soit 15 % des prises totales. Ces activités mettent en danger les stocks et nuisent à la diversité biologique : la commission parlementaire des pêches a adopté des mesures pour renforcer et mondialiser la lutte. L’Europe a une responsabilité particulière au vu de sa flotte et de la taille de son marché, le plus grand du monde.Les deux-tiers des océans ne relèvent d’aucune juridiction nationale, les zones économiques exclusives ne s’étendant qu’à 200 milles nautiques des côtes des Etats. De ce fait, il appartient aux grandes organisations internationales (Union européenne, Nations unies et organisations régionales) de développer une stratégie globale et commune pour préserver les ressources halieutiques et protéger l’environnement marin.

Isabella Lövin (Verts/ALE - SE)

« L’Union européenne doit faire davantage en vue de promouvoir une coopération internationale efficace pour lutter contre la pêche illégale », corrobore Isabella Lövin (Verts/ALE – SE), qui prépare la position du Parlement. « Nous devons empêcher les armateurs sans scrupules de changer de pavillon pour fuir leurs responsabilités. Alors que de nombreux stocks de poissons sont déjà sérieusement menacés, la pêche illégale pourrait être la goutte d’eau qui fait déborder le vase».

Alors que des outils technologiques existent désormais pour contrôler et prévenir la pêche illégale, c’est la volonté politique qui fait défaut, déclarent les députés dans le rapport qu’ils ont adopté unanimement le 11 octobre.
Ils prônent la mise en place de listes noires mondiales des navires pratiquant la pêche illégale ainsi que la multiplication des inspections en mer. Ils préconisent également l’interdiction des transbordements, l’utilisation obligatoire de systèmes de surveillance de navires par satellite et le renforcement des organisations régionales de gestion de la pêche.

Si le marché européen est plus surveillé, le fruit des pêches illégales risque d’inonder d’autres marchés, moins régulés. Pour être efficaces, les mesures doivent donc être soutenues par les États-Unis, le Japon, et la Chine. Les députés exhortent l’UE à les consulter, probablement sous l’égide de l’OMC, en vue de définir des instruments juridiques internationaux.

Pour devenir la position officielle du Parlement, le rapport doit encore être voté en session plénière, probablement à la mi-novembre.
Publicités