le Parlement soutient l’interdiction du commerce international du thon rouge

Les députés européens appellent la Commission Européenne et les Etats Membres à soutenir l’inscription du thon rouge à la liste des espèces protégées par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacés d’extinction (CITES). La résolution adoptée le 10 février à Strasbourg demande également à la Commission Européenne de prévoir une indemnisation financière en faveur du secteur thonier. Premier dossier pour la Commissaire chargée de la pêche et des affaires maritimes Maria Damanaki.

Maria Damanaki

Lors de la prochaine conférence CITES, qui se tiendra du 13 au 25 mars à Doha (Qatar), les 175 pays signataires de la Convention voteront sur une proposition de la Principauté de Monaco pour une interdiction totale du commerce international du thon rouge. Une position commune de l’Union européenne (UE) pourrait permettre d’obtenir la majorité nécessaire des deux tiers.

Le gouvernement français s’est prononcé le 3 février en faveur d’une telle interdiction, mais avec un délai d’application de 18 mois, des dérogations aux petits pêcheurs artisanaux et des aides à la reconversion pour le secteur. La France, avec 1 000 emplois concernés, est le principal pays pêcheur de thon rouge.

Dominique Vlasto (PPE – FR)  a souligné qu’il était « nécessaire de mieux contrôler la pêche au thon rouge, qui a pris aujourd’hui des proportions industrielles et qui risque de mener à la disparition de l’espèce. Mais il ne faut pas empêcher les petits pêcheurs côtiers de continuer cette activité traditionnelle ».

Le Conseil de l’UE tentera d’arriver à une position commune sur le sujet le 22 février. Mais l’Espagne, la Grèce, Chypre et Malte continuent de s’opposer à l’interdiction.

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