Première conséquence

Barroso

José Manuel Duraõ Barroso

La première conséquence du scrutin européen du 7 juin 2009 n’aura pas mis longtemps à se montrer. La Commission Européenne sera vraisemblablement encore présidée par le portugais Barroso pour les 5 ans à venir. En même temps, c’était un secret de polichinelle !

En effet, les conservateurs et les populaires étant arrivés largement en tête dans une grande majorité des États Membres de l’Union Européenne, c’est donc un Président de la Commission européenne de droite qui sera reconduit.  On savait déjà depuis le congrès du PPE que leur candidat serait de nouveau Barroso.

José Manuel Duraõ Barroso, donc, est officiellement candidat à sa propre succession. Le quinquagénaire portugais, à la tête de la Commission Européenne depuis 2004, brigue un deuxième mandat.

« Je suis honoré que le président du Conseil européen m’ait demandé aujourd’hui s’il pouvait présenter mon nom pour un second mandat », a déclaré l’ancien premier ministre conservateur portugais lors d’une conférence de presse avec le premier ministre tchèque, Jan Fischer, président en exercice du Conseil Européen.

Jan Fischer a précisé qu’il allait effectuer une tournée dans les capitales européennes pour obtenir un consensus autour de la candidature de M. Barroso, avant le sommet européen de la semaine prochaine à Bruxelles. Les 27 chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE doivent être d’accord sur le candidat à la tête de l’exécutif européen.

Le président de la Commission, ancien Premier ministre du Portugal, a déjà recherché l’appui de Nicolas Sarkozy, de la chancelière allemande Angela Merkel et d’autres chefs d’Etat ou de gouvernement ces derniers mois. La plupart l’ont assuré de leur soutien.

Poul Nyrup Rasmussen

Poul Nyrup Rasmussen

La gauche aura en effet du mal à imposer Paul Nyrup Rasmussen, ancien Premier Ministre Danois. Avec seulement 162 députés européens, le Parti Socialiste Européen devra faire alliance avec d’autres formations pour avoir encore un espoir de changer le cours des choses. Or, le troisième groupe au Parlement Européen, ALDE, composé des Démocrates et des Libéraux réunis, sur lequel le PSE pourrait s’appuyer pour faire barrage, n’est pas d’accord. En effet, les libéraux sont plutôt pour reconduire Barroso alors que les démocrates ont annoncé vouloir proposer une alternative. Perspective à deux groupes séparés au Parlement Européen ?

Il faudra en tous cas compter sur le groupe des Verts, qui sera très probablement présidé par Daniel Cohn-Bendit, grand gagnant en France, pour trouver un consensus. Mais réunir ces trois groupes ne suffira probablement pas à faire élire une autre personnalité.  Il faudrait alors aller chercher les voix de la Gauche Unitaire Européenne. Mais cette perspective ne satisfait pas grand monde car ils pourraient en profiter pour semer la zizanie avant même de trouver un accord sur un nom. De plus, il est hautement probable que le PPE obtienne le soutien des groupes plus à droites qu’eux.

Électeurs, vous avez voté à droite, vous aurez une Commission Européenne présidée par la droite ! Ainsi va la politique !

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