Résultats des législatives en Bulgarie

Drapeau de la Bulgarie

Drapeau de la Bulgarie

La Bulgarie organisait les élections législatives le 5 juillet dernier, un mois après le scrutin européen. Les élections européennes étaient favorables au GERB, le Mouvement des citoyens pour le développement européen de la Bulgarie. Il en a été de même pour les législatives.

Le GERB a obtenu à ces législatives 39,71% des voix. Il arrive loin devant le Parti socialiste bulgare du Premier Ministre sortant Sergueï Stanichev qui n’obtient que 17,70%. En troisième position, on retrouve le Mouvement des Droits et des libertés, le parti de la minorité turque, avec 14,46%. La quatrième force du pays est le parti d’extrême droite turcophobe, homophobe et antisémite Ataka qui s’octroie 9,36% des voix. Le cinquième parti à l’issu du scrutin sera le parti qui participera sans aucun doute à la nouvelle coalition de gouvernement. Il s’agit de la « Coalition Bleue », héritière de l’Union des forces démocratiques, sorte de Solidarnosc à la bulgare, qui obtient 6,76%.

Le parti de l’ancien roi et Premier Ministre Siméon II, le Mouvement national pour la stabilité et l’essor, est le grand perdant du scrutin puisqu’il ne sera pas représenté dans la nouvelle assemblée.

Boïko Borisov

Boïko Borisov

Le nouveau premier ministre sera donc le maire de Sofia, Boïko Borisov, âgé de 50 ans. Mais cet homme, qualifié de populiste par de nombreux observateurs, fait parti de la frange eurosceptique de la politique bulgare. Il faut juste espérer que son allié dans la coalition, l’europhile Coalition bleue, lui remette les idées en place. Mais avec seulement 15 sièges contre 116 au GERB, ce n’est pas gagné ! Borisov est donc un homme à surveiller.

Le vote est une réponse aux énormes scandales de corruption qui ont bouleversé la Bulgarie depuis son adhésion à l’Union européenne en 2007, des scandales qui ont amené la Commission européenne à geler une bonne partie des fonds qui étaient destinés au pays. Le Parti Socialiste Bulgare n’a pas su stopper ce fléau qui touche toute la société bulgare. Et Borisov avait fait de cette lutte sa priorité.

Très populaire dès son apparition sur la scène politique bulgare en tant que chef de la police sous le gouvernement de l’ancien roi Siméon en 2001, Borisov s’impose surtout par son habilité à convaincre les masses qu’il est un homme d’action et par sa capacité à se montrer comme quelqu’un de simple, voire de vulgaire, et surtout pas élitiste. Une sorte de mélange entre Sarkozy, Berlusconi et W Bush !

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