Distinguer les sites remarquables de l’histoire et de l’idée européenne

Chrysoula Paliadeli (EL - S&D)

Un label distinguant les sites européens à forte valeur symbolique : c’est la proposition de la Commission européenne qui a été soutenue par les députés européens de la commission parlementaire de la culture. La Porte de Brandebourg, la maison de Robert Schuman ou le Capitole pourraient compter parmi les premiers bénéficiaires de ce nouveau label.

Entretien avec la Grecque Chrysoula Paliadeli (S&D), rapporteur pour le Parlement sur le sujet.

Quel est le but d’un label du patrimoine européen ?

Chrysoula Paliadeli : L’objectif principal est la cohésion entre les citoyens européens, avec une attention particulière portée aux jeunes. La culture rassemble les gens – le programme d’échange universitaire Erasmus en est un exemple. Elle donne le sentiment d’appartenir à un groupe qui vit ensemble dans la diversité.

Cela donne aussi l’opportunité aux Etats de coopérer entre eux. Par exemple, la France pourrait proposer un site avec l’Allemagne. Nous devons et voulons rapprocher les institutions européennes des citoyens.

Ce label européen est-il similaire au Patrimoine mondial labellisé par l’UNESCO ?

CP : Non. L’UNESCO distingue des monuments du fait de leur beauté architecturale, esthétique ou naturelle. Le label du patrimoine européen est plus symbolique, en lien avec les valeurs et les idées comme la démocratie, la liberté et la coexistence dans la diversité.

Comment les sites se verront-ils décerner ce label ?

CP : Il y aura des experts qui choisiront les sites au niveau national, puis ces candidatures seront étudiées par un jury. Les membres du jury seront sélectionnés en fonction de leur degré d’expertise, après proposition par les Etats membres : historiens, architectes, sociologues… Ils décerneront le label en gardant en tête ses objectifs : valeur symbolique, éducation, cohésion, rapprochement de l’Union européenne avec ses citoyens.

INTERVIEW RÉALISÉE PAR LE PARLEMENT EUROPÉEN
Publicités