François Alfonsi

alfonsiFrançois Alfonsi est né en 1953 à Ajaccio, où son père dirigeait la librairie-papeterie Hachette. Il a ensuite suivi ses parents sur le continent ; son père continuant sa carrière dans la célèbre maison d’édition, notamment au Havre et dans la région parisienne où François Alfonsi a poursuivi sa scolarité au lycée de Sèvre. Après le bac, il a fait « math-sup » et « math-spé » avant de rejoindre une école d’ingénieur à Grenoble, l’INPG.

C’est à cette époque qu’il rencontre sa femme et qu’il participe à la création du Groupement pour l’avenir de la Corse. La Corse où les « événements » ont débuté avec l’affaire des boues rouges et vont se poursuivre, en 1975, avec celle d’Aleria. Si François Alfonsi n’est pas, à ce moment-là, à proprement parler un nationaliste, il s’intéresse à l’histoire de l’île et à son avenir. Comme beaucoup d’étudiants corses, il a lu Main basse sur une île de Charles Santoni et les idées autonomistes ne lui sont pas étrangères, même si son engagement est avant tout « progressiste ».

Il rentre en Corse en 1976 et enseigne les mathématiques à Vico avant de devenir, à la suite d’un concours, agent de développement au parc régional, dans les Deux Sevi. Il participe, en 1983, à la création de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’énergie) au sein de laquelle il travaille toujours.

Parallèlement, il s’engage en politique ; d’abord, dans le domaine de l’environnement. Il participe, à la fin des années soixante-dix, à la lutte contre l’implantation de la centrale du Vazzio. Avant d’entrer à l’UPC (Union du peuple corse) en 1983. C’est sous cette étiquette qu’il sera élu conseiller territorial à l’Assemblée de Corse, de 1987 à 1998. En 2002, il devient porte-parole du PNC (Parti de la nation corse) qui remplace, en l’élargissant, l’UPC. Entre-temps, il a participé à plusieurs élections locales et nationales et, en 2002, il est élu maire d’Osani. C’est une commune de la région des Deux Sevi qui ne compte que 115 habitants (56 inscrits), mais où les problèmes d’environnement, chers à Alfonsi, se posent avec acuité, compte tenu de la fréquentation touristique estivale, notamment à Girolata qui dépend de sa commune. Et là, en matière d’élimination des déchets et de limitation des pollutions venues des nombreux bateaux qui stationnent dans le golfe, il y a tout à faire.

Porte-parole de la Fédération Régions et Peuples Solidaires, regroupant les partis régionalistes, et il est membre du bureau de l’Alliance Libre Européenne (ALE). C’est sous cette étiquette que le rassemblement Europe Ecologie lui octroie la deuxième place sur sa liste.

Sa candidature aux élections européennes, il la voit avant tout comme une manière pour la Corse et les Corses de « peser sur les options jacobines de l’État Français » au travers d’une institution qui dépasse le strict cadre des états nationaux.

VertsALE-FRFrançois Alfonsi a été élu le 7 juin 2009 au Parlement Européen sous les couleurs du rassemblement Europe Ecologie et il siège au sein du groupe Verts-ALE.

Une réflexion sur “François Alfonsi

  1. Pingback: Les premiers membres de l’intergroupe fédéraliste pour la législature 2009-2014 « Le Blog des Jeunes Européens – Lyon

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s